142 LA REVUE SOCL\LlSTE de mercuriales établies sur des marchés régnlatours mal choisis ou mal calct;lés d'après la rigueur du climat et le rendement probable des récoltes. Encore une occasiO!l de bénéfices crimi-. nels pour le spéculateur, qui prétextera les trop grands risques que lui font courir la mobilité ùes droits et l'amplification des oscillations des cours. Résultat: la hausse excessive des prix ne sera pas contenue, et le consommateur continuera de payer le droit de douane au prix fort, le prix du tarif Méline. Les monarchies qni nous on tourent foron t payer à tous les produits de consommations des droits inférieurs à ceux de la République française, ou l'adoption des principes protecteurs accroitra dans des proportions formidablC's les impots dr consommation. Lo prix des vivres sera augmenté de 20 ¾; le ménage du travailleur aura un surcroitdedépensosjonrnalier de 1 fr. 00. Tout co qui se mange et se boit o3t taxé et surtaxé. Les volailles, les cenfs, le lait, le fromage, le riz, le blé, le haricot, la viande, le pain, la pomme do terre ..... sont frappés dans des proportions telles que la vie de l'ouvrirr deviendra impossible. La consommation de la viande, - déjù en diminution dans les villès ouvrières par suite de la progression ascendant(' que suivent ses prix, et dont l'acquisition occasion II era an n uell ernen t à L'intendance militaire nne dépense supplémentaire de plus de cinq millions, - va devenir inabordable pour la plupart des Français, précisément pon1· ceux-là mêmr qui ont le pins besoin de refaire leurs forces usées au service du patroriat. En Allemagne, c'est anx cris do Fo,·t mil den lw1·11 ~ollP11, auti·ement dit: A bas le::;droits sur les blés ! que la démocr;1tie socialiste organise des assemblées populaires, vote des rt.'·solutions pl'otcsta.nt contre lo renchérissement du vaiu qui constitt1i' un graud dommage po11rlos intérl~Ls vita11x de la population ouvrière et fournit aux accapareurs et aux spécnlateui·s l'occasion de se livrer ù leurs dangereuses manœuYros. L'on rt.'!clamo la suppression immédiate des droits qui affament les pauvres au profit des riches. - Nous regrettons, à cette occasion, que pas un socialiste ne soit intervenn à la Chambre aYoc autorité. Pa .;. un qui se soit servi de la tribune française pour proclamer la solution collectiviste du débat, pour crier au pays, par-dessus les députés affameurs, que lo prohibitionnisme est un crime, que la libertô économique des <'.•changesest une panarée trompeuse, qu'aux mesures de libre-échange, il fallait joindre des mesures socialistes contre la spt'•culation et l'accaparement. * *
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