La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

85 Ili':Li;xi;;.- Je n'ai rien à te pardonner, mon ami ... Je tâcherai d'oublier tes soupçons ... qui m'ont fait tant de mal, en songeant qu'ils t'ont fait sou!Trir, toi aussi ... C'est vrai, j'ai manqué de franchise ... Voilà ma faute ... Mais, est-ce que je pouvais accuser ton ami, alors que lui-même réparait ses torts envers toi en s'éloignant pour toujours? Est-ce que je pouvais te dire que c'est moi qui ai exigé ce départ? :\I1c11cL.- Et tu l'as fait sans regret? Hi;LÎ;X[!. - Oh! M1rnEr.. - Je t'en conjure, réponds-moi. IIi;Li;xc. - Sans regret (Bus). Puissé-je à présent être seule à soufTrir. Ml(,;11cL.- Oui, j'ai eu tort, je me suis forgé des chimères ... J'a cru que ton cœur s'était repris ... Pourquoi? Le sais-je? ... Par mille indices fugitifs qu'aggravait mon inquiétude ... 1 'y pensons plus. (Bas.) Pourtant, elle me cache quelque chose ... Peut-être se mentelle à elle-même ... Oh l la sauver d'elle-même!. .. Jli::Li '-E, qui <t ))l'is l'll otwmgc cle lapisse.-ie. - A quoi penses-tu, mon ami? M1rnr:r..- A ton bonheur ... Jusqu'à présent, j'ai vécu égoïstement avec mes livres ... Oh! je le vois bien, tu t'ennuies dans cette maison triste, sous ce ciel gris et bas ... Veux-tu que nous allions finir l'hiver en Italie? ... Là, je serai tout à toi ... Est-ce dit? IH.1.b1-:,auec tm mouuement de joie. - C'est dit ... Quand partons-nous? M1c11EL. - Tiens, ce soir, si tu veux. Ilf:Li.;xi:.- Si je le veux!. .. Est-ce que je ne veux pas tout ce que tu veui-: '!... Et c'est pour moi que tu abandonnes tes travaux ... Tu e3 bon, bon comme le bon Dieu! (Elle pleure.) 111e111.L. - Non, je t'aime ... Et je veux guérir ton pauvre cœm endolori ... Pleure, ma chérie ... (Bus.) Nous sommes sauvés ... ([fout.) Je vais écrire quelques leth'es et dire à Sophie de tout préparer pour notre départ. A tout à l'heure ... (Il sort.) SCÈ~E m IIÉLÈ~E, seule, puis SOPIIIE. IH:Li.:NE.- Ai-je menti? ... Non ... Je n'aime pas Pascal... Et je ne veux aimer que Michel... Suis-je sans reproche? ... Je n'ose me répondre ... Le jour, quand je possède ma pensée, elle est tout à Mi-

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