La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

548 LA RE\"UE SOCIALISTE prévenu par écrit de l'insalubrité d'un dépôt d'ordures ou d'eaux ménagères, l'inspecteur sanitaire procède à une enquête. Lorsqu'il n'y a pas urgence, le propriétaire est prévenu de l'inspection 2i heures à l'avance; dans le cas contraire, l'inspection à lieu sans délai et sans avis préalable. Au moment de la visite, l'inspecteur présente un ordre écrit. Si le propriétaire refuse l'accès de sa maison on en force l'e1it,·ée avec l'aide de la police. Si la plainte est fondée, Je propriétaire reçoit l'ordre de faire disparaître, clans un délai donné, toulcs les causes d'insalubrité. Le conseil local ordonne aux propriétaires de faire tapisser ou blanchir à neuf ou nettoyer leurs appartements toutes les fois que le Medical o{Ttce1o· ( I-Iealth ou deux autres médecins auront déclaré cette mesure nécessaire pour prévenir les maladies contagieuses. Un propriétaire n'a pas le droit de polluer les eaux d'une riYière ou d'un canal qui traverse son terrain pour peu que son voisin de dessous en éprouve quelque dommage. Un règlement particulier détermine le nombre des locataires à admettre dans chaque pièce d'un garni. Ce nombre peut cependant être changé selon les circonstances. L'administration donne aussi des instructions pour la séparation des deux sexes, le maintien de la propreté et la ventilation. Si les garnis ne possèdent pas de distribution d'eau, l'administration locale peut obliger le propriétaire à y pourvoir dans un délai donné, pourvu que cela n'excède pas un prix raisonnable. Les propriétaires de ces logements pour la classe pauvre sont tenus, chaque année, de faire blanchir les murs et les plafonds dans la première semaine d'avril et d'octobre. Dès que le Medical ofllce1· ou un médecin praticien déclare que, pour prévenir la contagion, une maison a besoin d'être nettoyée et désinfectée, l'autorité locale en donne l'ordre par écrit. Si, à cause de sa pauvreté ou d'une autre raison, le locataire ou le propriétaire ne peut se conformer à l'ordre donné, l'administration s'en charge aux frais de la commune. Le Local Board of Ilcalth a le droit, s'il le juge nécessaire, de faire détruire les vêtements et objets de literie infectés. Le propriétaire est dédommagé de cette perte, 11·moins qu'il n'ait contracté la maladie par sa faute. Il est défendu, sous peine d'amende, de donner, prêter, vendre, expédier ou exposer des objets de literie, "êtements ou autres objets qui ont été en contact avec des malades atteints d'une afîection contagieuse et qui n'ont pas été désinfectés. Toute voiture qui a servi au transport, consenti par le cocher, d'une personne atteinte de maladie contagieuse sera immédiatement

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