La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

.\Ycè la propriété ('OllcdiYc, la Ya!Pur d'échnnµ-c rcmplncc la ,alcur <l'u...asr1•, -et le procH1clcur,au fur et à mc:-,ure qu'il produira. daxant:i~c, pout-ra ,·ou - sommcr plus. DéJai, aujourd'hui, il ~ a ck quoi faire le bonheur de tous par lt-s r id1e,~e, ~'lcc·urnulé,•, l'l la produrti\'ilé <lu lra,·ail. .\thènes, jadis, était un nai paradi, pour le~ penseurs, le~ phil.,sophe,, le, poCtes. On pou,ail se liq•er ù. d('s tranu1.\. intcllct'tul'ls, parct· qu·uu1• armi·<~ d",,scln\'es trn, aillait et produisait pour sull\cni r it tou, les besoins des homml's libres. Cct,e armée cl'cscla\'cs, nou~ la possédons aujo urd'hui : ce sont l,•s machln,•s. Elles sont le ~lcssie qui sau,·era le monùo cl donnerait tous le bonheur en ..,,_ tour <l'un lrarnil facile. l\lais, pour cela, il faut chani:rcr la forme so ciale actuelle et faire en ,orle que la propriété, cl'indi,iduelle qu·clle est, de ,·icnn<' <'ollecth·c; quP la socidé, en un mot, soit propriétaire de la richesse c l des instrument~ de tra,·ail qui existent sur notre planète! Par quels moyens arri\'cronvnous à cet état de civilisation supérieud Quelle sera. l'a<·coucheu,e de la ~ociétt'.lnou\'c lle·! l'ub<1uïl s'agit du bonheur pour tous, il den ait y avoir un concours ,•nu·c tous pour précipiter <'et ordre nou,·cau. ~lalhcureusemcnt, les classe, sont prbonniè re, de leur, pri\'il,·gcs apparents. En 1789 h noblesse <opposa à l'éclo,ion d'une organisation nou\'clle. Et, cepenaaut, die a,·ait intérêt à le faire, car la propriété ,ous l'ancien ri•girn e rapportait moins que sou, le régime nou,·eau. ~lai, les das,c, sont ain,i faite,, el elles ne comprennent pas leur ,·éritable intér~ t. .\ujourd'hui donc, c'est le prolétariat qui doit jouer le rôle do sau,·eur. "-Olls devons tabler sui· la classe qui a un intér~t i mrnéJial à la transformation sociale, la. cla,se tra\'ailh,use, qui est composée non seulemcn. des tra"ailleurs manuels, mab des autres : ingénieurs, directe urs <l'usines, etc., etc., 'IUi soul éf\'alcrncnt des salariés, et qui ont également inlér<'I à une transformation ,,,_ ciale dans le sens du colleeti\'isme <1uiest le soul po~sible. Comment de,-ra-t-on procéder? Tout simplement comme le, autres ont procéd é: par la conquHe du pou\'oir politique, de la. force gou,·ernementale. li faut que le Parti du trarnil devienne le ma.llre de rf.:tat, n'importe par quel moyen. La \'iolence ne se prédit pas, cil<' ne se désire pas non plus, mais elle peut devenir nécessaire et est légitime, ,·u k but q u'il s·agit d'atteindre. Travaillons donc! propaf(eons partout nos id ées, organisous nos forces et marchons à la conquête du pouvoir qui doit nous donner le moJ en de ri·gé- nérer le monde! ITALIE L'Union coopél'alii-e de .\fila,i. - Détails reproduits par le Devoir <l'après la Coope1·c.done 1w·cile: L'Union coopérative de Milan a commencé son fonctionnement il y a quatre ans, avec quelques douzaines de gant'> et cravates; on y ajouta les tissus et la lingerie. Les initiateurs de l'institution faisaient eux-mê mes la vente. Au bout d'un an, les proportions prises par l'associ ation étaient telles,

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