MOU\'E)IENT SOCI.\L EN FRA:\'CE ET .\ L'ÉTRANGER ~!JI volution dont le centenaire n'a fait qut: commencer il y a deux ans. l\Iai... combien plus d'acharnement dans les furieux et continus • essais de défigul'ation du véritable but <lumou,·emcnt du 18 mars, qui a non seulement décidé du sort de la llépuhlique en France, mais aussi conti·ihué puissamment a l'exten ...ion du mou,·cment '>0cialiste en Eul'opel - Dans tous les pays où il y a une démocratie socialiste et particuliè1·cment en France, on célèbre de plus en plus l'anniversaire du 18 mars IHï l, et cela avec autant de conviction que le 1•' mai, car la Commune <leParis e,,t, jus11u'ici,le plu-; grand acte d'insurrection de la rna<;,,epl'Olétaricnnc décidée à conquét'ir son émancipation politique et économique. 1-lappelons quelques-unes des principales 1·ésolutions votées par les élus de la Commune au milieu de leurs mille préoccupations <le résistance à la criminelle réaction versaillaise qui osa faire servir à l'écrasement du peuple de Pari!,, les corps d'armée qu'elle n'avait pas su employer à refouler l'em·ahisscurdu territoire. - Citons l'abolition de la conscription et des armées permanentes, - le décret sur les loyers qui fai,ait remise de la plupart des termes <les pauvres gens et résiliait les baux à la volonté des locataires pendant une durée de six mois, - le décret qui su:spendait la vente des objets déposé:; au l\lont de Piété rt en ordonnait la n•.,titution aux sans-travail et aux famill<':lnéccs::.itcusc~, - le décret remettant aux Chambres syndicales ouvrières les ateliers abandonnés, celui qui abolissait Je travail de nuit, la suppression du marchandage, l'établissement d'un n1inimum de salaire, et bien d'autres réformes élaborées en pleine bataille. Enfin le fameux décret établissant la séparation nette el radicale de d~glisr cl de rttat et la nationalisation des biens de main-morte, confiscation qui était un premier pas vers le collectivisme : La Commune de Paris, consi,lérant que le premier ùe, princ·ipcs d e la Hépuhli<1ue françai,e est la liberté; Considérant que la liberté de c·oos<·i,•ncee;,t la premièn· dl's libert és; ('on~idërant <1ucle budgd ùc, !'ulte, est contraire au principe de la liberté, pui,c1u'il impose les <"ituycn, contre leur propre foi; Considérant, en fait, que le clcrgi: a été <·ornplic<' dr la monarchie contre la liherté; Dêcrèlo: AnTIL Lf: PRl·:Mn:R. - L'J::gli:sc <•... t sl•paréc de l'Etat. A11-r.2. - Le l>udi:ct des cultes est ,upprimé . ...\1tT. 3. - Les hiL'lls dit=>dt!-main-m1>rtc ,1ppartnnaoL- aux congré~a.lions re- ligicu5es, meul>lcs et imn,cul>les, sont ù',cla1·és propriét{,s nalional cs . .\RT. l. - Une cn,1uèLcsera. faite immédiatement sur ces biens, pour en constater la nature et les mettre il la disposition ùe la nation. « Kous voulons la fin du vieux monde gouvernemental et cléri-
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