488 LA RE\'UE SOCL\L,STE tion des questions ouvrières, une législation internationale, une entente impossible entre les difîcrentcs nations ... Voilà précisément pourquoi l'entente internationale, la pression internationale des travailleurs s'affirme le 1 •r mai. - Les intéressés vous donnent l'exem· pie de l'union et de l'entente. Votre égoïsme, vos préjuges économiques vous empêchent de suivre le mouvement. Soit; mais alors, au nom de vos propres principes, laissez faire, laissez passer l'agitation en faveur de la légalité de demain. Car, vous le savez bien, vous ou vos successeurs bourgeois, vous finirez par vous soumettre ou par vous démettre. M. Constans répliquait dernièrement à Perrou! qu'il ne voulait provoquer personne. Alors qu'il ne fasse plus lacérer d'affiches en province, et qu'à Paris il ne renouvelle pas, le 1" mai, la ridicule manifestation militaire de l'an dernier. -- Oh ! nous n'attendons pas du ministère qu'il accorde congé aux employés et aux ouvriers de l'État. Ce serait manifester lui-mèmc, et p<'rsonne n'attend de sa part une adhésion aussi formelle à un mouvement socialiste, car personne ne confond les membres du ministère avec les membres du con5eil municipal de Paris, lequel semble enfin vouloir sortir de sou assoupissement. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas au moins l'habileté de s'abriter derrière une neutralité quasi bienveillante? Pourr1uoi refuse-t-il les préaux d'école aux conférenciers socialistes, alors qu'il les ouYre tous les jours à des conférenciers économistes? - Lorsque les citoyens Vaillant et Chauvière ont réussi à faire voter par le conseil municipal de Paris l'octroi des préaux d'école à la disposition des organisateurs du 1ermai, M. le Préfet de la Seine a déclaré que les préaux d'école ne pouvaient servir à des choses étrangères à l'enseignement. Mais Vaillant ou Rouanct auraient pu répondre à M. Poubelle qu'eux et leurs amis avaient justement la prétention de faire de l'enseignement économique au premier chef. Dans notre bulletin du mois dernier no'.lSavons relaté la nomination d'une commission d'organisation, recrutée parmi toutes les nuances socialistes des syndicats. Cette commission, responsable devant ses élccteu1·s, c'est-à-dire devant les 150 délégués dùment mandatés par leurs groupes respl?ctifs, a déjà organisé avec le plus grandsuccès, plusieurs meetings et conférences, et échangé une volumineuse correspondance avec la province. - A Paris, elle s'est fait présenter au président de la Chambre par les députés Baudin, Dumay, Ferroul et Lachize, et lui a remis la pétition suivante : • En déddant qu'il y avait lieu de faire une enquête sur les conditions du travail et examiner ainsi sïl n'y avait pas lieu de diminuer les heures de tra-
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