La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LES COOPJtH.\TJO;s;S OU\"Hlf:nEs 41 LESCOOPÉRATIONUSVRIÈRES So~1M.UHE: I. La coopération en .\nglete.rre et en France. - Il. La coopéralion en Allemagne, en Italie ot en Belgique. - 111.Les société~ de consommation. - 1V. Sociétés do production et de participation aux bénéfices. - V. Sociétés do prérnyancc. - VI. Coalitions ouvrières. - \'II. Conclusions. Dans l'étude précédente (1), nous aurions voulu démontrer l'urgente nécessité d'une législation internationale du travail, en l'état actuel des choses économiques et des conditions ouvrières. Nous avons été ainsi amené à conclure à l'impossibilité, pour les prolétaires en masse, d'améliorer leur destinée collective par leurs seuls eITorts. Est-ce à dire cependant que finalement stériles soient les tentatives de coopération? Le prétendre serait manquer aussi gravement à la vérité et à la justice que le font les partisans outranciers de !'Aide-toi, qui, en faisant croire aux travaillE,urs qu'ils peuvent s'aITranchir sans le concours des pouYoirs publics, rivent, inconsciemment ou à dessein, la lourde chaîne des misères ouvrières. L'un et l'autre de ces exclusivismes sont condamnables, mais ils s'expliquent par l'àpreté des luttes politiques et la multiplicité des intérêts en cause. Par l'esprit de conciliation, on échappe à l'écueil. Entre le Tout par les pouvofrs publics et l'exclusif Aicle-toi, il y a place pour une politique dont cet arrangement d'un vieux proverbe : Aide-toi, les pouvoirs publics t'aiclel'ont, donnerait la formule assez exacte. Cela reviendrait à dire que les eITorts coopératifs et corporatifs, en même temps que la recherche d'amélioration immédiate, doivent avoir pour but l'éducation administrative et l'organisation du prolé- [l) La lé9islation ù1temqtio,wle du trC1cC1i(lReouc $OCiC1liste du 15 décembre 1890).

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