LÇ PACTG DF. F.\)IINE 39 joint à l'intérêt de 3 0/0 des 20 mil lions déboursés, représenterait une dépense annuelle de 3 millions - ou une avance de soixnnte millions, pour la constitution du sto..k de blé nécessaire à la consommation de Paris, pendant trois mois. Veut-on savoir, maint!'nant, cc que coùtcmit d'entretien le même stock, dans un cnt1·cpôt public, en p1·cnant pour base les prix payés à Am·ers? 20 millions de franc;; équirnlcnt à 800,000 quintaux de blé environ; pour deux mois, ces quantités coùteraicnt tt Anvers 208,000 francs; et pour l'année, comme les frais d'cnkéc, de mise en couche et de livraison ne :;e payent qu'une fois, l'entretien (,·oir les tarifs cités, page 3't), la manutention ci le renou,·cllemcni de 0ctte quantité de blé coùteraient 736,000 fr:.ncs - soit 3.63 010; une différenee en moins de l,26i,000 francs par an, intérêt annuel d'un cvpital de plus de 2:'imillions! Cette économie de~~>millions hl nette, le-, frais de C'\pital et de premier établissement des magasins généraux d'Anvers étant largement couverts par les frais de manutention des blés <1uipassent dans les entrepots. Abstraction faite des raisons économiques qui me font désirer l'organisation de résen·c~ municipales par la création d'une caisse généraled'apprnvisionncmentct d'un entrepôt public,dontje n'ai faitqu'indiquer sommairement les opérntions,je sui,.:convaincu que la grande majorité du Conseil municipal, en présence de ,·es !'hiffres, ne voudra pas livrer à la spé0ulation l'approvisio111w111cndte Pari~, dans les conditions de cherté que je viens de signalc1·. Son vote ne fait clone pat· l'ombre d'un doute pour moi. Reste à savoir si le Gouvernement autorisera cette organisation. Des intérêts puissants sont ici en jeu. On l'a bien vu par le silence que la presse a gardé sur cette question, si pre~sante pourtant. Les journaux ont fait un silence d'or autour d'elle (1). C'e.-;tque l'institution projetée aurait pour conséqu<'nce de secouer le joug d'une oppression économique; et le Gouvernement osera-t-il? L'entrepôt grnnicipal de Paris réaliserait une organisation chère (l) La presse,or<linaircmcut ù. l'a.ffùt <letoutes les indiscrétions,. a gardé celle fois, sur la question de J'appruYisionncmcnl, une réser"c cncorn plus grande que celle de 111.le ~lini>,tre. Nous a,·ions fait appel au patriotisme et au désintéressement de nos confrcres pou,· dénoncer à l'opinion publique le <langer créé à la défense nationale par l'état des réscr,·cs du marché de Paris. Notre appel est resté à peu prcs ~ans écho. Seul, à ma connaissance, le journal ta Presse s'est associé ù. nos patriotiques alarmes. Je dois d'autant mieux remercier '\I. Henri Aime! <le l'énergie avec laquelle il a encouragé notre campagne, qu'il n'a. été mû, Jans ses appréciations trop élogieuses pour que nous puissions les reproduire ici, par aucun sentiment de confraternité littéraire ou de camaraderie politique.
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