LA REVUE SOCIALISTE LABANQUEDE FRANCE 1 PRÉCAUTIO'.'I ORATOIRE JI y a, de par Je monde réputé « intelligent », une foule de préjugés solidement ancrés par la répétition incessante de certaines phrases toutes faites que, pour être indulgent, je veux bien croire inspirées seulement par une abominable routine. Par malheur, à côté de cette routine, luxueusement entretenue par la paresse des cerveaux, qui croient penser quand ils copient, il y a aussi une profonde ignorance <lesphénomènes économiques et surtout de ceux qui sont actionnés pat· les choses de la finance. Aussi, toutes les fois 1p1'ils'agit de creuser nn peu profondément une matière financière de quelque envergure, voilà mes routiniers effarés qui bégayent d'abord, puis clament les grands mots de patriotisme, de crédit de la Fl'ance, etc ... , etc ... ; comme si, véritablement, toute étude et surtout toute découverte innovant sur le pas::.é était un malheur public, au liru d'être simplement la promesse d'une amélioration. Aucun sujet, plus que la Ba,111uede F,·ance, n'a le don d'énerver le monde 1·outinier. Nous autres socialistes, surtout, dès que nous l'abordons, sommes qualifiés comme des démolisseurs systématiques, et au lieu de nous écouter parce que nous sommes les prédicant::, d'une science nouvelle, et par conséquent inconnue, on nous écarte, on nous malmène, on nous bâillonne et on nous dit que« nous faisons peur ,. Nous faisons peur! Je me demande vraiment à quoi sert l'histoire. Est-ce que, après avoir eu peui· de l'astronomie de Galilée, au point d'avoir voulu l'écraser par la torture, les défenseurs de la
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