J..\ 11EVUE SOCIALISTE employés de chemin de fer est un vrai scandale, et constitue une source constante de dangers pour les employés et pour les voyao-eurs. Il s'en est fallu de peu que cette résolution ne fût votée. Bien que le gouvernement, maît.re ~•une m.ajor_ité.normale de 85 1 à 90 voix l'ait combattue, elle a reum une mmor1té imposante, et na été rep~u:=:séqeu'à une majorité de 17 suffrages. Le cabinet Salisbury a effleuré là de bien près un échec; mais l'importance du débat n'est pas là; il est dans l'explosion de sympathie accordée par un Parlement aussi sa!!e et aussi conservateur que celui de la Grande-Bretagne, aux rev;ndications de travailleurs, que de grandes compagnies surmènent à l'exci~s,pour grossir les dividendes distribués à leurs actionnaires. Encore une fois, il ne s'c5t trou,;é que 17 voix de majorité dans la Chambre anglaise, pour rejeter une demande formelle de l'intervention de l'État en faveur des ouvriers et de la réglementation des heures de travail par voie législative. Il n'est pas rie meilleur symptôme du progrès ouvrier ..... Voilà donc le socialisme pratique installe en Angleterre comme partout, et prêt à jouer un rôle important dans les prochaines élections générales, où se jouera la grande partie irlandaise. ~lais cédons la parole à notre correspondant Jules Magny: For·midc1ble [jl'èCl' de m,:r>anif'ien.s,chauffeur•, ai.')ttilletws et aut,·es employés de chemin de fer, en J-:,-,o~•e. - Cette 1-(rh·e, di,·igèc contre deux compagnies de chemin de fer écossai,cs (la 1Yorth British et la Caledonian), a commencé, le 2(1d<iecmbre dernier, à Glasgow, et paraissait dc,·oir dure,· quelque t~mps. !.es directeurs de, c·ompagnics ont hautement annoncé que, eoùte que coûte, ils ne céderaient pas au., ci-igenccs des gr,,.·isle.~, et ces der11iers, forts de leur nomhre (environ G,001}d, e leur juste cause et de l'aide pécuniaire des syndicats ouuiers et du public en gén,•ral, étaient ré.~olus à tenir rerme. Les deux camps a,·aient chacun confiance dans la victoire. Puissent les compagnies battues profiter d'une au~,i chère et bonne le,on. Que demandent les gré,·istes '! lis demandent: 1• qùe 10 heures (au lieu de 12) constituent une journée normale de traYail, ou GOheures par semaine; 2• que les heures supplémentaires de semaine soient payées à un taux de 25 0/0 audessus du Laux ordinaire; 3° et les heures supplémentaires du dimanche à un taux de 50 0/0 au-dessus du Laux ordinaire. L'objet des grévistes, en demandant celle augmentation de taux pour les heures supplémentaires, est surtout d'abolir autant que possible ces heures supplémentaires. lis pensent que celle augmentation pousserait les directeurs à engager plus d'oun-iers pour exécuter le ti·a,·ail, et qu·ai11si il y aurait place pour 1,000 ou,ricrs de plus. Ils cousidcrent que les dépenses d'exploitation ne seraient pas sensihkment augmentées, et que t1·aillcurs elles seraient ampleme_ntjustifiées par la sûreté plus grande du public voyageur, par l'augmentat10n du confort des ounicrs, ci Enrtout par la diminution de la mortalité parmi les employés de chemin dè fer . . . Il paraa que des employés travaillent souvent Hl, 18 et même 20 heures par J?ur, ci que 10,000 employés font 85,000 jours supplémentaires en une année. l_e temps sup1'.lémenlaire excessif, causé dans certains cas par le manque d'ou- , r,ers, da.ns d autres, par le manque de locomoti,·cs, et très sou,·cnt \lar une
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