La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

J Ili L \ HE\'UE SOCL\Ll>'-TF. Apollo11, ,1ue les Grecs appelaient Soter, Sauveur, il aime les hommes comme Prométhée, et de même <1ueProméthée, qu'Adonis, il meurt pour l'humanité. ,\donis, Prométhée meurent enchainés à un poteau ou à 1111 rocher. Adonis rc,;<>itun coup de nèchc, Jésus un coup de lance. Tous rcssusGitent le troi~ième jour. - Le père putatif de Jésus, est Joseph charpentier, le père d'Agni des Indous est Dvastri charpentier. - Le massacre des innocents, la fuite en Égypte ont des explications astronomiques. Ces religions n'ont pas été copiées sur la religion chrétienne, puisque leur antériorité est absolument démontrée par la première période des Védas, et la trouvaille faite en Chaldée par un archéologue anglais, Smith, de brir1ues portant une relation du déluge, en caractères cunéifornws dont l'existence remonte il quatre siècles avant notre ère. - li est aujourd'hui prouvé que ·1es Égyptiens - leurs monument" en donnent lu preuve - ont eu une civilisation qui a duré quatorze mille ans - et dans l'étude de leurs hiéroglyphes, on a découvert plus d'une curieuse concordance. Le nom de Jésus. - qui doit s'écrire Jésous, était un nom commun à beaucoup de peuple~, et qui signifiait, pour les initiés, le principe pur, la bonté divine, l'expression miséricordieuse du Dieu qu'on ne voyait pas, le firmament, le ciel fixe, le Chronos des Grecs, le Phtha des i'~gypticns. Les Gaulois avaient .Jésus. Le Verbe, dont parlent saint Jean et Platon, c'était la lumière. La conférencier déclare ensuite que Jésus ne peut avoir été crucifié, cc genre de supplice n'existant pas chez les Hébreux, qui regardaient la mort lente comme un péché. ~ous retrouvons cependant la croix comme symbole, chez les Hindous, sous la forme de deux barres égales, avec des crochets opposés, c'est l'arani, instrument destiné à engendrer le feu, briquet élémentaire; - chez les Étrusques, chez les Grecs, avec cette particularité que le montant vertical s'élève d'un cœur, le cœur de Dyonisos - le sacré cœur de Jésus. - Les monnaies frappées par Constantin, à la suite de l'apparition d'une croix lumineuse, avec la fameuse devise « Hoc signo vinccs » présentent une croix à deux barres égales. - Les premiers chrétiens avaient la croix en forme de T. Aucun historien de l'époque où l'on a fait naître Jésus, ajouteronsnous, ne mentionne son existence. Josèphe, entre autres, est muet sur son compte. Il s'ensuit, conclut ;\1. Lesigne, que Jésus n'a jamais existé, que la religion prêchée en son nom n'est qu'une résultante des religions précédentes, un décalrrue pas toujours très réussi, car certainement le bouddhisme est supérieur comme morale à la morale évangélique. C'est la suite du culte de la lumière <lufeu, d'Agni, auquel on offrait un sacrifice de gâteaux et d'huile, pour activer sa flamme, et

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