111 1..\ HE\'UE :::,QCIALIS'I E NOS CAUSERIES DU VE~DREDI La deuxième conférence organisée par le I'ro[Jrès social et la Revue socialiste, a été donnée le 21 novembre par le citoyen Eugène Fournière, et aYait pour sujet l'Idèal et la Science. Le citoyen Fournière a développé fort éloquemment, devant un auditoire nombreux et attentif, son sujet. Il a dit la nécessité absolue oü tous les jeunes hommes étaient en ce moment, d'appuyer leurs travaux sur des documents sérieux et rationnels. Un certain nombre, parmi les générations adolescentes se laissent entraîner vers un mysticisme rétrograde qui ne peut donner ripn de bon, contraire à l'idée de progrès, puisqu'il est basé sur des idées religieuses dont l'inutilité est absolument prouvée. Au contrail'e, en se basant sur les conquêtes et les découvertes scientifiques, on parviendra à trou1·er les Yéritables lois sociales. Le temps est passé de la métaphysique, il importe de pénétrer dans la réalité, il importe de faire le plus possible de la politique expérimentale. L'orateur développe à ce sujet plusieurs exemples. Le citoyen Marc Amanieux contradictoirement prend la parole pour soutenir que les idées métaphysiques ont encore leur intérêt. D'une manière attrayante, il explique <1uel'hypothèse est la hase même de la science. A quoi réplique le citoyen Fournière, en expliquant qu'il ne combat pas les hypothèses toujours permises en effet sm· un avenir meilleur, mais qu'il combat les systèmes établis sur de vieux préjugés. Cette question se trouvera reprise d'ailleurs, lors de la prochaine conférence du citoyen Amanieux sur le Néo panthéisme. Disons que cette causerie a été particulièrement goûtée de nos auditeurs, et que notre ami Fournière a prouvé une fois de plus qu'il possédait doublement le don de la persuasion, car il est aussi habile par la parole que par la plume.
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