LE CONGRÈS l:\'TEl1NATIONAL DES MINEU11S G45 Tous les délégués se sont déclarés en faveur de cette réforme, bien qu'à des points de vue diITérents. Finalement la proposition est divisée et le Congrès se prononce à l'unanimité pour la résolution de principe que voici : « Le Congrès affirme que la journée clans la mine, à compter de l'heure de la descente et de la remonte, ne doit pas dépasser huit heures sur vingt-quatre. « Le Congrès estime que cette durée de huit heures doit être suffisante pour permettre à l'ouvrier mineur de réaliser un salaire convenable et qu'elle ne peut être prolongée sans compromettre sa santé. \) La econdc résolution que voici est ensuite soumise aux délibérations du Congrès : « Le Congrès déclare que le seul moyen d'assurer aux ouvriers la journée <lehuit heures est de la faire proclamer par l'intervention de la. législation. 1, Cette proposition est votée par 90 voix contre 9. Il restait maintenant à prendre les mesures pour faire réussir le vœu émis. Un délégué écossais, Keir-Ilardre, propose comme moyen <l'action une grève internationale. La proposition est ainsi formulée : « Pour obtenir la journée de huit hcme::; dans tous les pays, le Congrès invite tous les mineurs <leBelgique, de France, d'Angleterre, d'Allemagne et cl'Autriche à combiner un mouvement d'action qui commence ra le 1 °'" mai 1891. >> Une discus 'ion longue et confuse a lieu sur la recevabilité de cette proposition. Les Anglais, pour la plupart, déclarent ne pas avoir reçu mandat • de ,·oter clans ce sens et être sans pouvoir. Les délégués français et belges sont d'accord pour la proclamation de la grèYe générale. Les allemands déclarent devoir s'abstenir, attendu que s'ils votaient semblable proposition ils seraient emprisonnés dès leur rentrée en Allemagne. Le citoyen Dcfret propose alors la résolution suivante : « Le Congrès se déclare en principe partisan d'une grève internationale des mineurs pour faire triompher la question de la journée de huit heures. Il engage tous les délégués à saisir de cette question leurs unions et fédérations respectives, et décide qu'au plus tard le 1•r février 1891 un second Congrès se réunira pour examiner cette question. » Le citoyen Keir-Ilardre retire sa proposition en faveur de celle du citoyen Dcfret. Le délégué \Vhittefield, de Bristol, prop9se l'amendement dont voici le texte : u Le Congrès, considérant que les délégués anglais n'ont pu con-
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