LE COXGR~:S IXTERNATlONAL DES MINEURS 643 Frt.\XCE.- Le citoj,en Basly, ancien député, expose l'organisation des chambres syndicales de houillcurs en France. Elles remontent à l'année 18 O. 30,000 mineurs seulement sont syndiqués, dont 20,000 dans le Pas-de-Calais, sur les 11.8,000mineurs qui existent en France. Il reste clone beaucoup à faire. Grâce aux efforts des syndicats cependant, des mesures législatives ont été votées à la Chambre, mais elles sont insuffisantes. Nous réclamons des délégués mineurs choisis par les ouvriers et payés par l'État pour la surveillance des mines. Nous demandons aussi que les ouvriers aient droit à leur retraite avec vingt-cinq années de travail dans les mines. Le mineur travaille généralement douze heures; c'est beaucoup trop. Cc qu'il faut, c'est développer le mouvement syndical; mais pour cela il est nécessaire que les patrons ne remercient plus ceux de leurs ouvriers qui s'occupent de les organiser. Le citoyen Lamenclier (Pas-de-Calais) expose les dangers que courent les ouvriers dans les charbonnages. Il demande, lui aussi, la création de délégués mineurs pour la sun·eillancc des travaux et l'institution d'une caisse de retraite par l'État. Après vingt-cinq ans de travail dans les mines, l'ouHier devrait recevoir une pension de 2 francs par jour. Nous réclamons la journée de huit hem·es avec un minimum de G francs par jour pour les ouvriers employés ù l'abatage, de 2 francs pour les débutants et 4 francs pour ceux qui travaillent au transport de la houille. Le charbon a augmenté de 40 0/0 depuis un an, mais les salaires n'ont haussé que de 10 0/0. Le citoyen Ottin (Loire) dit que suri0,000 ouvriers mineurs de ce bassin, li.,500seulement sont syndiqués en sept groupes. Le salaire est le suivant : les piqueurs gagnent de 5 à 6 francs; les boiseurs de li. fr. 50 à 5 francs. Les femmes ne travaillent qu'à la surface et gagnent de 1 fr. 25 à 1 fr. 50 par jour. La journée de travail est de 10 à 11 heures. Les mineurs de la Loire versent 3 0/0 de leur salaire à la compagnie en échange d'un franc par jour en cas de maladie, et de O fr. 25 par enfant de moins de 12 ans. Les ouvriers âgés de 55 ans et comptant trente-cinq années de service touchent une pension de 30 francs par mois. Ses compagnons insistent pour demander la constitution d'une fédération internationale des mineurs. Il réclame ensuite les réformes suivantes : 1 ° Fixation légale de la journée de huit heures. Abolition de la tâche.
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