LA REVUE SOCIALlSTE remonte de 9 heures. Là où l'on travaille 10, 11 heures par jour ou même plus, on accorde une demi-heure pour déjeuner et une heure pour diner. Là où l'on travaille moins que 9 heures, il n'y a pas de temps accordé pour les repas, sauf de courts intervalles durant les heures de travail. « La Fédération, à l'unanimité, a décidé que la journée, comptée de la descente jusqu'à la remonte, doit être limitée à Huit Heures, et que cette limite doit être obtenue par une loi émanant de la législation plutôt que par les efforts des chambres syndicales. « Dans l'opinion de la Fédération, ce régime donnera lieu à moins de difficultés qu'aucun autre. « Si les chambres syndicales seules cherchent à réaliser la journée de 8 heures, il n'y a pas de doute que le résultat obtenu sera seulement partiel. De cela résulteront des différends pour la concurrence et la vente des produits du travail. « Si la journée de 8 heures est décrétée par une loi de l'État, alors toutes les mines seront placées sur le même niveau; personne ne pourra dire qu'il est dans une position désavantageuse parce que dans d'autres mines on travaille plus longtemps. « Afin de pouvoir mettre la législation et les membres du Parlement à l'épreuve et de voir s'ils ont vraiment le désir de faire le possible pour le bien-être des mineurs, un projet <le loi a été présenté à la Chambre des communes cette année. Il demande que, pour toutes les mines, la journée de travail soit limitée à huit heures, du départ au retour. « Les membres de la Fédération ont envoyé des pétitions au Parlement en faveur de ce projet de loi; ils cherchent à sonder l'opinion des députés en leur adressant des lettres, en tenant des meetings, en ayant des conversations avec eux. De leur côté, les membres de la Fédération se sont engagés à ne voter aux élections prochaines que pour les candidats qui sont favorables à la loi sur les Huit Heures. cc Nous terminons ce rapport très bref en souhaitant tout le succès possible au Congrès international des mineurs. » Au.E~L\GNE-. Le délégué des mineurs de la Saxe commence par rendre compte des difficultés qu'il a rencontrées, lui et ses amis, pour venir au Congrès. Les mineurs allemands ne peuvent s'associer sérieusement, et il leur est interdit de participer à des congrès internationaux. Il donna commission au Congrès de l'arrêté suivant pris par un sous-préfet pour empêcher les mineurs de sa contrée de se faire représenter au Congrès international de Jolimont : << En vertu de l'article 16 de la loi contre les socialistes, du
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