UN .PROJET DE RACHAT EN 1830 sir, les fermes, les maisons, les instruments de travail, et d'en retirer indéfiniment une usure sous forme d'intérêt de lover de fer- ' ,J ) mage, etc., seraient obligés de les aliéner une fois pour toutes, moyennant le remboursement du principal à des époques déterminées, à l'aide d'un mode d'annuités ou d'acomptes faciles à combiner. Ne plus se servir d'un instrument de travail, ce serait perdre son droit de possession sur cet instrument: ce qui est la justice, le droit même. Mais, de la valeur totale des capitaux ainsi transmis, on soustrairait toujours l'équivalent de la valeur du capital qui primitivement aurait fait l'objet du rachat, et dont la délégation ou possession usagère aurait été accordée comme immunité sociale, ou à titre de commandite inaliénable aux vendeurs actuels; car il demeure entendu que la jouissance gratuite de ces valeurs du rachat total serait acquise collectivement à toutes les générations nées et à naître. Toute transaction serait clone un échange par anticipation, une aliénation conditionnelle, une vente : tout immeuble, toute portion indivisible d'un tout, serait mobilisée, soumise à la transmission ou à l'échange, comme l'objet vénal le plus ordinaire. Emprunter, tenir en location une maison, un appartement, un champ, un instrument ou capital r[uelconque, ce serait avoir de {etcto une action sur ce capital ou cet objet, égale précisément à la somme déjà versée à titre de loyer, de fermage, etc.: les prêter, les louer à autrui, ce serait les vendre moyennant des acomptes annuels ou mensuels, égaux précisément aux prix annuels ou mensuels de la location, jusqu'à concurrence du principal, ou mieux, moyennant des annuités dont le chiffre et la durée seraient déterminés à l'amiable, et, à défaut d'accord; par des arbitres-jurés spéciaux. Ajoutez à cela l'obligation de tenir en valeur tout capital, tout instrument de travail, ou de le céder sous forme d'échange aux premiers offrants, comme il vient d'être dit ; celle de donner du travail à tout citoyen qui en manquerait, de se répartir les nouveaux essaims de population à mesure de leur arrivée, le tout solidairement et de concert avec tous les possesseurs usagers ou fermiers de l'EtatPeuple. Ajoutez l'obligation de se constituer et maintenir à l'état d'association, et de se servir de l'intermédiaire <lel'universelle institution de crédit national, des comptoirs de circulation et de commandite, des entrepôts, bazars et halles, enfin des bureaux de placement, et d'accéder aux engagements mutuels des producteurs et des consommateurs. Ajoutez encore la tarification de tous les produits par l'intermé· diaire d'arbitres désintéressés, ayant pour office spécial de déterminer le prix de l'unité de chaque genre ou qualité de richesses, en
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