50 LA flEVUE SOCIALISTE qu'au moment où la rnagniflc1uc cff101·t>'-Conc0f1•ançaisc• clu dein(- sic>clec1ui, c•nait clc-Ù'Cm1lc1·, se ré·sohait ,laus unl' t bèc>1·ierullecl1viste it l:H)_urlk il ne m:rn,1unil. quo ,1'èt1·t>classée> pat· la philosophie cle l'hi..,loire ,,t, <1ui,<'nallcndant,élait assez s.,nthét i<1ue,assez yast,, JH>UJ' con(eni1· p1·cnisoi1·l 1 nwni. toute l\'•lahoralion sorialisle contclllptwairn•; à Cl' mouH'nt lr prolt'•larial français clé('apilé, clcpnis Juin, 1848 de :-sonélilc rc'•yoln(ionnairt•,s'rnfimc::ail.dans lm; rontradictions muttwllisks, se laissant clistanrrr, lui <1uia, ait toujcrn1·s étl' à l'avanl-ga.i·cle,par le prold:wia( rm·oporn,gagné, lui, a l'id<-e nouYC'lle. Pout· co111hlede mal, le sctol)(l (d Ir 1lcrni01' c•..;pérons-lc) bandit com·ourn' de la maudit<' fnmillr clcs Bonapai·te..; Yenait encore LlllC' fois <l'ét1·angle1·la Républii11w.L'0mpi1·r ,lic:tator·ial et dt'•r·ical allait ttwr l'initiali, l' (ranc::aise. Lr socialismr rn F1·anc<', riche <le tant cl<> gloi1'0.,le tant cl'id,\cs, et cle tant d'cr>n,l'Ps, n'rnt ,après 1851.<ine cl<>s smTiYallts;lanclis 11ucl'.\llcmagnrpro,luisait clcs Ia1·x,des Lassalll 1 , des Kal'l nriiu, de•-; Rillinghauscn. ch-s .f. Ph. Decke1·, ,les Engt•ls, clc's Rodl>Prins. clps Cal'lo Marlo; la fü•lµ·iq11<'<le><;Louis clr Pntt<11', iles Dekriz,•1·, 1ll's .Jacoh Kats, (l,,s ,Joseph ('harlie1·; la Russie des Herzen, des Hakounine, cles TclwrnichP,,·sky, <ks Ogo1·eH; l'Anglt•- te1-re d,•s T1•.iyis, ries Bmy,,l<''i E1·1wst .forn•s, <l<'SHronl<'t'1·c O'Bt•ien; la. Suiss0 dt>sA. C'lème11t. des Biir<'ldi. dc•s IT11µ0nlohl0r, l'Itali<' dt-s Pisacan<' et l'Espagno ,lPs Ramon 1h•la Saµ-ra,cles.Joachim Abreu,<les Sagracio flc Bellay ,cles F<'1'cli1wnclGo1Ticlo;1t,Daucm:u-k clrs D1·eyl'l'... Ton.--<'l'Shommes dont j'ai amplenwnt pal'lé ailleurs (1) acceptaient, avec plus ou n10ins de ménag<>ment,la nalionali<::ation cln sol et la socialisation des fol'C<'l-' pro<lucti, c•s. 11 en était <Il' rnè111c nalnl'Cllcment <luprolétariat militant cle leurs pays respectifs. La situation fut <lonc claÜ•p; les proh•taires socialistes f1•ançais de la pr<'miè1·e décade impt'•1·ialr, rejetés par Proudhon sui· les 1·intgos bourgeois clu mutuellisme>, c·ampaieut, isol(•s, en éll'l'Îc're de 1al'l11ée socialiste eu1·opécnne. L'instinct clc classe les sauYa, <1uclqnrs années après. Ils puhhèrcnt, <'Il 18G1, le fameux. llfanifeste des sozjante, par lequel ils se séparèrent ,wec t;clat <le~bom·goois liuc'.•1·a.ux.et déclm·èrt•1ü youloir suine à l'ayeni1· une politique cle classe. Pt·ouclhon,enlhousiasmé et bien inspiré cette fois, sentit quP l'a, enir était dans cette initia.tini ounière et il écri,·it d'abo)l(lancl' ll' lin-e superue U) qui fut son chant ùu cygne. Par l'atfü·ma.tion clP la lult11 cles classes, les mutuellistcs fran,ais se rattachèrent à noun'au au rnouniment ou,Tier eu1·opécn et leur (1) flistoirc du socialisme, passim. (2) De la capacité politique des classes ouvrières fut écrit dans les derniers mois de 1861 * et ne fut publié itu'cn mai 186~. On ~ait que Prou,lhon mourut le 19 janvier 1865.
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