L'ÉVOLUT!ON llfüflALE ET LE SOCIALIS'.\1E :?57 L'ÉVOL.Ul,JOMNORALE ET LE SOCIALISME :o-o§§o-c: A MES FRÈRES DE LA L. •. LE LIEN DES PEUPLES ET LES BIENFAITEURS RÉUNIS. B. M. S'il est indispensable de s'inspirer d'une idée novatrice pour travailler efficacement à une transformation politique 1:3st ociale, à l)lus forte raison l'établissement d'un système politico-social nou- • :l1 veau entraîne-t-il un nouveau système de devoirs et de droits, ou, pour parler plus exactement, une théorique et une pratique morales nouvelles. Le socialismene saurait échapper à cette nécessité, puisqu'il est.la grande question humaine de ce temps. On lui a, nonobstant, tellement reproché de n'être que le débordement des convoitises et la systématisation de l'immoralité, qu'avant de développer les principes moraux· dont il se recommande, nous nous efforcerons de faire ressortir l'exacte «moralité » des anciennes théoriques qu'on lui oppose. Ensuite, nous rechercherons avec circonscription et prudence, en nous appuyant à chaque pas, sur les jalons plantés par les maîtres de l'éthique moderne, à délimiter les contours généraux de lamorale sociale qui succédera aux morales individualistes, lorsque la civilisation bourgeoise aura fait place à une civilisation socialiste. Nous n'aurons pas de peine, croyons-nous, à démontrer après cela que Ja régénération morale dont philosophes, sociologueset moralistes proclament la nécessité, ne pourra découlerqued'une préalable transformation sociale, ayant pour buts premiers l'organisation solidariste du travail et la justice économique. L'entreprise est ardue et bien faite pour rappeler cette parole d'un illustre homme d'État : <c Quel temps je suis venu prendre pour entretenir les gens de pareilles questions; c'est presque faire preuve de hardiesse _que de concevoir un tel projet, chacun vit dans son \
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