La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

210 LA HEVUE SOC.IALISTE l'l'YOlLl'l',vous êll's hil'll paun·es <l'esprit. Yous a, ez, ,lalls ce cas, mi:-.on<le nous pentlt-('. C\'sL PH effet ce que, ou:-. ,t\ PZ tlc mieux. faire. Pendez-nous! Mais aLLc•tHkzla fin. Si Yous ne la, oyez pas, je yous l'annonce. Vou:-.éLeigiwr. Ulll' étincelle; autoul' de Yous, au-d0ssous lle Yous, sous, ous, de tous cùlcs, un incendie grandit. Le :-.olest miné sous yos pietls sm·tout. Vous rnaeclH'Zlittéealement sue un feu soutel'l·ain. Yous potlY('7. youloil- l'igno1·<'l',yous n'en sauterer. pas moins. \'ous êtes ,Tai ment éü·anges. Yous nc>Cl'Oyezplus aux. puissances magic1ucs, comnw vos gran,ls-pères qui brùlaient sorciel's et so1·- ciè1·es, mais, ous c1·oyer.aux. conspirations. Yous Yous imaginez c1ue cet immcnsl' mouyemt•11t cles masses otnTiè1·(\S esL l'ceuy1•e d'une poignée dP conspirateul's. PmnTes cP1·yeaux. ! Vous ête,.; naiment t1·op l>ètes. Vous ètes tomrne l'enfant qui rega1·<lesa propre face clan:-.un mil'Oit· et qui s'en(uit ,l'épouY,mte. L'honeur qu<' Yous arC'z 1iour nous n'est. c1ue l'bo1·1·em' [H'O<luite par la yue de YoLL·ernauYaise consciC'nce, 1•éf1échie dans le mi1·oir social. C'est de Tous-même que Yous ayez honte. Yous YOulezYous débarra ·ser à la fois <letous ces« conspirateurs», ,le tous cos « agi lateu1·s ». DélHuTasscz-yous 1lonc auparayant <le ceg seigneul's de la manufacture qui ont fait ll'lll' fot·Lune immorale awc le p1ix. <lu t1·arail non payé ! :Mais comment supprimer ces autres causes d0 l'('YOlntion: les machines appli11uérs aux. tranrnx. <le l'in1lus!t·ic et ile l'aµ:1·icuHure. Dans vol1·c système, les 111achines amènent fatalement la surproduction qui réduit à la misère et à la mort le Yé1·itable p1·oducteur. C'est ce que , ous appelC'z l'accroissement ile la t·ichesse nationale. Nationale'. Quelle ironie! dites la ,iouissance de quelques pl'ivilégiés de la nation.Faites mieux. encore, supp1·imez los chemins <le kr, les télégraphes, les tcléphonC's, les bateaux. à Yapcur, 8ui·tout supprimez-vous yous-mêmes, ce sera le plus court. Oa1·, ous i•tes, au premier chef, iles ap:en(s ré, olutionnaircs. Est-ce que Yous ne rnyer. pas que tout, tlans votre :-;ociélé,souffle la J'éYolte. C'est Yous, Messieurs, qui êtes les pet·Lurbateurs cle l'cn·- 1ke.. Cm· \'Ons Yous irnnu·gez cont1·0 les effets mêmes dont Yous èlos la cause, yous êles installés par les mains de la fortune dans votre iia1·adi:-;tcnestre, c1uc Yous dites semé de fracas mais dont yous ,iouisser., et mus vous figurez bonnement que personne autre n'a <lroit à cotte place, ,ous in ·isLcz sur ce fait, di(es-rnus,que vous êtes les seuls légitimes p1·op1·iétaires des biens du monde. Et pourtant les fol'ce~ industrieuses qui vous ont éleYés a ce sommet, à cette valeul' de position, continuent a trasailler, à Yous maintenir. Qu'elles s'ar1·ètent un moment, Yous tombez 1 Mais elles ne peuvent s'arrête1·. Elles cesseront seulement de tra-

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