DES SERVICES PUBLICS 735 de leurs affaires, <l'agrandit' leurs ateliers, d'aug111ent01l'e nombre c1eleurs salariés, que du désir de dépenser leur bénéfice, année par année, dans des jouissances passagères. Cette première période est celle de la petite industrie; elle persiste encore actuellement pour plusiems professions, dans lesquelles les :machineset la division cln travail ne sont· guère introduites; elle est encore la règle dans les milieux où le progrès économique est peu accentué, c'est-a-dire où les notions scientifiques sont peu déYeloppéesou.. du moins peu appliquées à la pPOduction. Grâce au progrès des sciences et à leurs applications à la production, Yoicique des agents mécaniques, dont l'entretien est moins coûteux et le pouvoir productif plus grand que ceux des machines Yivantes qu·on appelle salariés, remplacent ces derniers d'uno manière avantageuse pour le capitaliste. Mais los salai·iés, ainsi évincés de l'industrie et qui n'ont pour toutes t·essources <1ueleu1'sbras, s'offrent alors au rabais, travaillent pour u_umoindre salait·e tout en travaillant pen(la;nt plus d'heures que ne le comporte la-journée normale de travail, compàtible aYec les forces de l'organisme humain; gràce à ce surtra-ra,il (ove1·wo1'k) des salariés, et grâce aux engins mécaniques moins coûteux.que le tra.vail humain, la p1°oduction s'accroit et les dépenses productives deviennent moindres. Il en rési1lte qi1e les capitalistes peuvent dès lors se permettre de faire de plus grandes dépenses improductives, tout en augmentant énormément leur capital, qui s'accumule ainsi de plus en plus. Aussi dans cette seconde période de l'industrie, ce n'est plus.par milliers de francs, comme dans la premièl'e période, mais bien par millions que s'évalue la fortune de messieurs les capitalistes. Cette seconde période esf celle de la production par le machinisme, où l'atelier pri:rnitif (à plus forte raison le travail domestique) a fait place à l'usine, à la fabrique, à la nianufaoture. On pourrait déjà l'appeler la période de grande industrie, si dans une troisième période dont nous allons parler, certaines branobes de l'industrie ne se développaient sur une échelle bien ph,s vaste encore, en prenant des proportions vraiment colossales; o'est p.ourquoi nous donnerons simplement à cette seconde période le uom de période de la moyenne industrie. Cette seconde période, eu accroissant ohaqtw jour le pouvoir des colossales machines de fer mues par les forces naturelles. en raffinant chaqtrnjot~rla division du,travl:\il,en e-xigean.tchaque jour plus de surtravail des ouvriers (soit en p1·olon.geantla durée du travail, soit en faisant a\\gmenter son intensité), établit un régime de production qui n'a plus po,w borne que le marché lrniversel. Il en résulte le besoin d'une circulation plus rapicto de toutes les marchandises et spécialement de la marchandise qtü sert de mesure
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