DE.:5 SER VICES PUBLICS 733 nécessaires aux autres industries (exemple, les hauts foumeaux, les fours à puddler et l'industrie sidérurgique en général). 2° Ces objets doiveHt, pom' le moins, être propriété collectiYc des groupes industriels, s'ils ne doiYe11tservir qu'à des indu::-tries qui, quoique privées et nou publiques, exigent le concours et la réunion d'une collectivité om-i-ièl'e; 3° Enfin, ces objets peuvent rester, longtemps encore, prop1·iété individuelle, s'ils ne . ervent qu'à un travailleur, qu'à une industrie privée qu'un homme peut exercer seul (exemple : le tranchet et l'alène du cordonnier ; les aiguilles, le ùé et les ciseaux du tailleur, etc.) A part cette exception, les instruments de tl'avail doivent nécessairement être <le nos jours propriété collectiYe, soir. de la société (Etat ou Commune), soit d'un gi·oupe industriel. Dans la majem·e partie des industries modernes, en Ilehors de l'une ou de l'autre de ces appropriations collecti,es, il n'y a de possible que le patronat, c'est-à-dire la sujétion du traYaillem· au capitaliste; ca1· de plus en plus le travail indiYiduel, le trnvail de l'al'tisan d'autrefois, devient dans la plupart. de~ industries une impossibilité. En présence du machinisme et de la gran<le production, le travail collectif seul a de la vitalité, et comme le travail individuel appelait la propriété indiYiduelle <lesinstruments de i.t·avail, le traYail collecf.i{appelle la prop1·iété collective <les instruments de travail, tel mode de production, tel mode de pl'opriété. Mais au fur et à mesure que l'organisme social se perfectionnera, et surtout que le travail se fera avec plus d'unité et de vues d'ensemble, les groupes pal'ticuliel's ou unions ou,Tiè1·es seront plus étroitement solidarisés et leurs propeiétés coopé1·atives diminueront pour faire place à la propriété communale ou nationale. Enfin, la rémunération du travail, le salafre si l'on Teut, mais en entendant ce mot dans le sens de la rétribution complète du travail, nous voulons dire, la valeur 1·eçuepar chaque travailleur, nous ne dirons pas pour son p1·oduit{car le produit étant presr1ue toujou1·s une œuvre collective, appal'tient de droit à la collectiYité pi·oductrice), mais pour sa part cle fo1·cemusculaire et nerveuse, d'efforts corporels et intellectuels, consacrés à la confectio11du produit; - cette remunél'ation doit être la 1wo1wiétéin<li\'iduellerlu fravailleur, qu'elle soit, 1lu1·c::;te,pei·c:ueen espPces, en p1·o<luitsou en bon~ de circulation représentant la valem· de p1·oduits. Pai· conséquent aussi, les objets de la consommation pl'i,·ée, tels que meubles, Yêtement··, aliments, ornements, etc., devien neut également des prop1·iétés individuelles. Si nous nous contentions d'ayancer ainsi ces idées sans les appuyer sur l'analyse des phénomènes économiques dont l'évolution se fait sous nos yeux, et sur les lois tentlalll.:ielles <1uise dégagent
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