La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

tS20 LA IlEVUE SOCIALISTE CORRESPONDANCE LA RÉVISION. Monsieur, Dans le Journal des Débats, M. Deschanel discutait dernièrement la question du mode d'élection du président de la République. -Auguste Comte était d'avis que cette nomination devait être faite par Paris et les grandes villes de France. - Afin d'obtenir ce résultat, qui seul peut nous donner un pouvoir central résolument progressiste, voici la combinaison que je propose : Le pouvoir central serait nommé par un Congrès présidentiel composé de un délégué par département pour chacune des catégories ci-aJ?rès : 1 délégué serait élu par les électeurs appartenant à l'agriculture. 1 » par ceux de l'industrie. 1 » » du commerce. Le Congrès présidentiel se composerait donc de : 86 délégués départementaux <lel'agriculture. 86 » • » de l'industrie. 86 , » du commerce. Ce qui reviendrait à dire·qu'il y aurait: 86 délégués ruraux et 172 » urbains. Ces derniers étant élus par les ouvriers de l'industrie et les employés du commerce, on pourrait donc avoir un jour un président carrément socialiste. L'élément rural ayant la majorité pour élire les deux Chambres du Parlement, il ne serait que juste deJaire prédominer, par compensation, l'élément urbain au Congrès présidentiel qui élirait et casserait au besoin le président de la République, en cas de forfaiture. L'initiative des lois et de la politique générale appartiendrait alors au pouvoir central, tandis que le Parlement exercerait le contrôle et voterait le budget. En cas de conflit entre le pouvoir central et le Parlement, et si

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