La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

240 LA REVUE SOCIALISTE la majorité des orateurs est prononcée pour la non-intenention de l'Etat. Ce serait plutôt, disent-ils, aux chambres syndicales d'ouYiers a trancher la question. Quant aux accidents du travail, le congrès pense que le risque professionnel peut être mis a la charge des patrons; mais il lui paraît désirable que cette assurance soit obligatoire, de façon a constituer une sorte d'impôt spécial, et que les ouyriers y contribuent, tant par dignité professionnelle que pour acquérir le droit de suneiller le fonctionnement de l'institution. - En général on a fait remarquer que sous le régime de la liberté de coalition, de la loi sur les syndicats professionnels, l'ouuier ne saurait réclamer de: pouYoirs publics des modifications qu<"l'initiath·e priYéeserait impuissante à obtenir. - Mais jusqu'à. quel point la liberté de coalition existe-t-elle? Jusqu'à. quel point la loi trop restrictive sur les syndicats est-elle efficace? -A ce sujet, le Devoir fait la remarque suivante: << Un grand pas seraif fait vers la solution du problème social, par l'apaisement des conflits incessants, si funestes aux uns et aux autres, si, comme le demandait M. Godin, l'institution de syndicats de patrons et d'oun·iers était rendue obligatoire, et si toutes les questions concernant le travail étaient tranchées par des arbitres nommés en nombre égal par les chambres syndicales de patrons et d'ouvriers votant séparément. > Le Congrès s'est, en outre, prononcé contre la réduction légale du travail étranger qu'il considère comme une forme de protectionnisme pouvant donner lieu a des représailles, entrainer une guerre de tarifs et restreindre la quantité de trayail disponible pour les ouvriers français. Les conseillers prud'hommes ont été très malmenés par cette assemblée représentant, en économie, l'orthodoxie la plus pure. - Dénoncée aussi comme réYolutionnaire et origine de tous les désordres, la prétention d'étendre aux particuliers la série des prix de la Ville. LE CONGRÈSUNIVERSELDESLIBRES-PENSEURS.- Ce Congrès qui a pour but de récapituler les trayaux des congrès antérieurs et d'établir les cahiers de la liberté de conscience au x1xe siècle, aura lieu a Paris, du 15 au 22 septembre. En yoici le programme dressé par les soins du Conseil gènéral de la Fédération internationale siégeant a Bruxelles. I PRINCfPES, 1° Les religions devant !'Histoire et devant la Science, au point de vue de l'évolution physique, morale et sociale de l'humanité, - Fétichisme polythéisme monothéisme. · ' ' 2° Analyse comparée des diYers systèmes philosophiques et théories scienti•

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