!16 LA REVUE SOGIALISTJ<: clt>slnl'tm·c•s, la pc1nsc'<' C'i la f'oi s'affo·mrni. lih1·<'rnrnt et f1ni1·oni. bien par lilllii<'1' Il' ('harnp <lc's sornlJ1·('s f'unfraillrs d rlonn<'l' au mo111lc' le> 1·l'pos dans J;t paix. <11 dans la lihrl'lc•. F'ÉDÉI\ATION UNIVERSELLE DES PEl'PLES. - Secrion Latine. - L'Union des Peuples Latins, fidèle à ses principes, à ses promesses, prend définitivement le titre rle Fédération uni1Jerselle des Peuples, Section Latine. Ce titre, pour tous ceux qui nous ont compl'is et nous ont envoyé leurs adhésions, n'est pas nouveau, car on le trou,·e nettement. affi1•médans tous les écrits publiés par l'Union depuis le jour de sa fondation. Elle a toujo1.11·sdit, en effet. qu'elle n'était que le fH'P.miergroupement exigé p1r le péril irn111inentet dont la constitution devait précéder immadiaterncnt la Fédération imiL•erselle des Peuples. Aujourd'hui que la Section Latine, sortie de la pério,le de formation, est wlidement fondée, elle entre résolûment dans celle de propagande et de combat. Pour cela, elle fait appel à tous les Peuples, en les exhortant à se grouper en sections analogues à la sienne. Elle déclare hautement que son but est d'empèc:1er la guerre, de faire cesser l:i. paix armée, afin que les peuples affranchis poursuivent de concert l'œuvl'e de transformation sociale. La paix armée, cette inrention inique et désastl'eu~e qui coi'ite tant de sueu1· et de sang- aux nations appauvries, aux peuples atfamt'•s, n'est qu'un prétexte des rois et <leleurs suppôts pou1·prép.i.re,· l'anéantis~ement, non pas d'une nation ennemie, mais du foyer de la rél'olution. La Section Lac in; de la Fédération universelle des Peuples qui, la première, a ouvert cette campagne contre tous les fauteurs de guerre, <lécidée à ne pas être une réunion de doctrinaires, mettra tout en œuvre pour sauver le pays oü la tra,lition révolutionnaire a Été fidèlement gardée, parce que ce pays est le seul, pour le moment, qui soit sérieusement menacé par les bayonnettes des rois coalisés. Les peuples, après tant Je siècles de dures épreuves, ont fini par comprendre que pour êt1·e libres ils ne devaient compte!' que sui· eux-mêmes, sui· leurs propres fo1·ces, sur leur co11rage. Lem· sang, cette rosée féconde, ils sont décidés à ne le ,,erser dorénavant que pour leur indépendance, la conquête de tous leurs d•·oits, le triomphe complet c1eleur cause. Dès le premier jour de la fondation, l'Union déclarait qu'elle ferait la guerre à la guerre par la plume, par la parole, par les armes. Des hommes de cœur, des publicistes dévoués ont commencé le combat et sont décidés à le soutenir jusqu'au bout. Il appartient mainten:i.nt aux hommes d'action de s'organiser, de s'outiller pour être prêts à fürel' la u1J.taillesuprême. Ce ne sont ni les meetings, ni les discours, ni les écriti<qui empêcheront les monarques de prépal'er les armes contre les peuples. A ces prépal'atifs i! faut répondre en s'app1·êtant, en s'armant pour la lutte libérat,·ice. Mais, en même temps, nous le rép,,tons, la Section Latine fidèle à ses principes, A ses promesses, poursuiyra opiniâtl'ement son but : la Fédération uniuerselle des peuples et leur totale émancipation politique, économique et sociale. Pour le Comité, A~11LCAI\E CIPRIANI,
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