La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

POÉSrn SOCIALISTE -- ·- -· ·------·----·------------ POESIE SOCIALISTE PRAIRIAL I Penchant vers le sol leurs fines aigrettes Les blés, déja hauts quoiqu'un peu fluets, Poussent pèle-mêle aYec les bluets Les coquelicots et lès pùquerettes. Le Yieux vagabond qui ya tout le jour De fe1·m€·)en hameau, cle Yillago en bourg, Fatigué, s'étend parmi les fleui·ettes. Dans les blés Yerts ou est moius mal Que rlaus le fossé de la 1·oute. Dors, pmrrre homme, a la g1·ande Yoût.e Luit le soleil de Prairial. II Tout autour de lui, la nature eu fête De ses bruits confus berce son sommeil ; L'alouette chante un hymue au soleil Que l'écho lointain doucement répète. Et le pauvre vieux peut dormir enfin, Do1·mir! oublier la douleur, la faim ! Dormir ! reposer le corps et la tête. Dans les blé!'-verts on est moins mal Que clans le fossé de la route. Dors, panne homme a la grande voûte Luit le soleil de Prairial. 713

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