ESSAI SUR LE SOCIAl.1:-iME SCIENTIFlQUE 67 iuutile à la lutte poue l'existence, finit ,l la longue pai· dispa1·aîil·l 1 • « Du travail <1\Hlaptationaux condit.ions extérieure.- de la vie, rlit « Haeckel, clans son Histoi.,.e de la création des êtres organisés, « d'après les lois naturelles, il résulte que <lC'sorganes, jarlis actifs « et fonctionnant réellement, cessent peu à peu rl'être employés et « ne trom·ent vlus leur usage. Par suite ,ln rléfaut ,l'exercice ils « s'atrophient de plus en plus, et néanmoins, l'hérédité les lègue rl'une « génération à la génération snin,nte, jusqu'à ce qu'ils disparais- « sent, en fin (le compte, soit en 1.n·andepartie. soit en totalité. » Sans remonte,· plus haut, nous prenons comme exemple la dasse qui a immérliatement précé1lé la bourgeoisie, c'est-à-rl i1·e la noblesse. Tant que les nobles 1·e]l(laient (les senices eu payant ,le lem· personne, combattant et 1·epoussant tout ce qui ponntit nuire à leurs ,-assaux, ils remplissaient. un rôle et étaient. en quelque sorte nécessaires à lem· milieu social. nfais <1 u moment où l'Etat l'-i'estsubstitué a leues clifférentes atti·ibutions et qu'ils ne s'occupaient qu'a pressm·et· le tiers-état, sans 1·ien fa.ire d'utile pour lui, rle ce moment le111·sjou1·s étaient comptés, et ils ne rle,-aient pas tarcler a clisparaît.re. C'est alors que nous les Yoyous, affolés pa1· cles émeutes successiYes, se presser en masse autour cle la com· rle Yersailles (ai.:isi que se peessent aujourrl'hui autour de l'Etat les bom•geois capitalistes), yenant cherehe1· un appui pou1·sam·egaerle1· leurs priYilèges. Et, signe caracté1·istiqne cles races à leur rlécli11, un grand nombre rle ces nobles üvaient <lesfayem·s acco1tlées a leues femmes. L'Etat d'aujom·,l'hui:est_eucore'.plus paternel em-ers les bourgeois capitalistes que ne l'a été la royauté pou1· les nobles. Veulent-ils des mines? Yeuleut-ils cles lignes rle chernius cle fe1·?Veulent-ils <les millions de subyeni.ious? (Bauq•ue ,le F1·ance, Compagnies des chemins de fer , etc., etc.), ils n'ont qu'a fai1·e'signe, les coffres de l'Etat s'ouYrent'"'tout.geanrls poue eux. Demaurlent-ils des bataillons pour pourni1· affame1·avec plus rle sûreté leurs . alai·iés « taillables et. conéables à me1·ci >>? L'Etat ne leul' refuse rien, rien! Pas même des expéditions lointaines où l'on engloutit des milliers <l'hommeset ,les centaines de millions <lefrancs pour ouwi 1·rlesdébouchés où ces messieurs puissent écouler les pro<luits Yolés aux tra Y ai 11 eurs. Ce qui s'est produit pour la noblesse ne tardera pas a ar1·i rn1· pom· la bourgeoisie, qui, elle aussi, tombe et clégénè1·ede jom· en jom· En effet, à l'époque de la petite peo,luction, l01·squ'il n'y arnit que des ateliers peu considérables, où ne t.rayaillaieut que rleux ou trois om-riers ayec leur patron, la nécessité de ce patron se faisait sentir. Il s'occupait toute la journée, trayaillant comme les autres et dirigeant les tra,-aux. Sans lui, l'ateliei· n'aurait pu exister, car, en quelque sorte, il en était l'ùme.
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