LES FOURIERISTES AUX ÉTATS-UNIS 6l3 dernit Yine dans un palais unitaire ou dans des maisons isolées. En attendant ib Yivaient isolés. Les traYaux s'accomplissf\Ïent en groupes de 3 hommes ou plus; chaque groupe choisissait ~on chef.Le chef tenait compte des heures de trarnil de chacun; ces comptes étaient releYés chaque semaine en assemblée. :\. la fin de l'année, les bénéfices étaient répartis comme suit: 8 quarts au t.ran1.il, a chacun proportionnellement à son temps de laheur. 1 quart au rapital - actions; à chacun pi·oportionnellcment au nombre de ses actions. La comptabilité était bien tenue. Elle était conh-olée pa1·une pe1·- sonne éti-anf!è1·e,et par cons('.,quentdé.-inté1·essée. La taule était commune pour tous les membres. Il). ayait parmi eux quelques hommes dominants qui, doutant beaucoup ,lu succès de l'entl'eprise, se préoccupaient ayant tont d'accumulei· les biens personnels.La propriété commune augmentait de valeur, les choses étaient prnspères; c'était, aux yeux des habile-.;, e moment ,le Yendrr leUJ·pal't. Beaucoup entrèrent. dans cette voie et la phalange fut dissoute, non par aucune des malarlies communes aux associations, telles que pauueté, dissensions, manque ,!'habilité ou cle mOJ•alité,mais pa1· amoue du I.Jien i111liviùuelet cléfaut ,l'amour du bien de tous ou bien de l'association. Passons de suite à North American Phalang-e pour terminer par Brook Farm, expérience, où le fouri(:'risrne fut fo1·temeut mélangé de swedenbo1·gisme. North American Phalange, ùans le Kew-Jeesey, comprenait 112 membres. Son clomaineétait de 673 acres. Elle clura 12 ans, <le 1843 à 1855. Ce fut le type des expériences fouriéristes. Brisbane s'occupa activement. de ces rlébut~; Horace Greeley en était actionnaire et Yice-président. Elle fut habilement dirigée et eut, en définitiYe, plu de succès et de clurée que tout autee essai d'association fouriériste. Le~ plu:s hau(:s salai1·es étaient donnés au trayail classé comme épuisant ou l'épugnant; des salaires moindt·es au trarnil simplement utile, et rle très petits salaires au trayail agréable. On y suirnit autant que possible les indications de Fourier en toute chose. La rémunération rnriait de 60 centimes à 1 franc l'heure; la paie avait li.euchaque mois et la rér,artition des bénéfices eût eu lieu à la fin de l'al)née, s'il y eût eu des bénéfices. Mais de bonne heure l'association éprourn des ditficult1;s pécuuiaires. En 1853 elle axait 18,000 dollars de dettes.
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