La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA FOHC.b: 53 clans l'érnent.e, t.oi qui {ais pousser la séYC'au c:œu1·d(':- ai·IJ1t'sC'l d<':-- p0uples, soc profon<l qui retournes les champs clu monde, c'est, Yen; toi q1w le:- pri:-onniC't':- tendent. leurs mains cnchaîrn:0s, à toi qu'pn app(•ll(' l'opprimé. 1>éilé :--ouyerninc plus pni:-sante <111el('S Chri:-1, le:- .Jupiter et ks Jél1<n-ah,'1t,·c des {onle:- et des rnlcans, .... Arme, soutiens nos bras vengeurs. Vois nos bàillons et nos entraves Eatends nos c1·is et n0s sanglots, Rédcmptri<:e ! .... SoUl'is ,t tes défenseurs. Fais <1<'ch;u1uc hornnw un gueniel', de <·ha<iuel'ellllll<' nnr hfroïn0, ;u·,nc l<' Yit-illal'd et, l'c11Can(,donne l'élan qui ori:-(' h>:-mu1·ailk:-, la t'uriP <1uitord l<'scanon:-, lC'dé:-Pspoi1·qui s·cuscrPlit sous lC'sdécomures. Xou:- ne((, l'l'nion:- pns, nous nC't'auandonnon:- pas aux L,rrans c-om111c tlll(' bn1t<.'inu1ik, mè1·c dC'slH)mlll('s <'t d('S ('ités. Xous nou:- :--Oll\'C.'11011:-. Q'p:,;I toi dont la boud1P c:onyubét> app0lle les quatorœ m·nH'esd<' la fü\puiJli<JU<',dont 1P geste irnpéricux clispC'l':-<' lt•s lmtaillons clp,·a11 t. <ks p,i tees dé:--a1·111<.'•:--, c\':-t toi qui mTè(ais c<'nL 111 iIl(' honrn1ps<i<'nrnt les 1,aYésde juin. Ton poing irrésisl ible <'•cTasel(>s Bnstilks l't lt's Eµ;lis('s, <'t lu :-ais le thC'min dt•sTuil<'l'i<'s. Yiens! nous ne se1·011:-plus ingrats, tal' nous ayoos t1·op so11m,,-tdt' Jlos mépris et lu es assez yeugé<'. '\1<'ns gué1'Îl' l0s blt'ssu1·es que in as faites, cléliYre1·ceux. que lu as as:-CtTis. Viens à nous pour jan,air, béniP plus de rois que tu n'as élé mauclite, et l'ais oublier à force de bi(•nl'aih, les rigm•ut·s d'a.ulref'ois. La ciYilisation et la. science Ront clt':-champs tlignes de ton génie, force cleYie et de progrès, comme tu as élé jusqu'ici l'orc0 <le mort et <10ruine; il y a des monstres a <lélruire, et ta massuen'est pas de trop. Yiens, grancle calomniée,et mets au senico rl0 l'aYcnir tout<' l'énergie que tu as ,!épt'nsée à le combaltrc'. 1\1<''-tu pas la sou1·c0<letoute ard0ur et. de toule pensée? Car l'lflée, colle arrogante ébauche, c'est encore loi; la Justice, c'est toi. Ton triomphe sera celui de l'Humanité. GUSTAVE Tnrno;-;. (Inédit.)

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