La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

;llOUVEMENT PHILOSOPHIQUE EN FRANOE ET A L'ÉTRANGER 479 incorruptible et ner•veux, ayec une>fcmnule cle logique à la place du cœur, avec le caractèt·e d'un jésuit<' ou cl'un pasteur méthodiste>, gonflé de cant sincère, ,l'incorruptibilité, <lefiel et de polti-onnerie; aussi inféconcl que ln r<'nt cl'Estl » (tom. irr. liY. VI. ch. 4). Comme <·elaest compl'is! et comme le compatl'iot,o cle Pecksniff a I.Jien im pPrcer à jour le tai-tu{e <léist<'qui, en guillot.inant Danton, Hébe,·t ot Chaum<'ttP, coupa l<' cou tout net a la Revolution. Mais tout cela ne sul'fir·ait pas pour· t·r1Hl1•ecompto doi-i dédamations {tu·ibou<lC'set iodée-entesdes ~rands pét-iodiquc>sangolaisconti·t> Cal'l_rle. Tout s'explique au contl'ait·<', lorsque feuilletant sou remarquable lin'C',intitulé « Past and P1·ese11t, » on y découvre la trace du socialisme h- plus ac·<:<'rltu<S•.a.usdont<' il n'est pas tendre pont' la <lémocratir; mais pou,· laquellp·t Pour· cettr démocratie for·malisie et YidP, a pr·opostk laquclk il s'éc1·it>: «Ah! mes frèr·es, après des siPcles de µ;0tn-<'1·110men1t>a1·lc>mentai1·neo, us nf' sayons encore qu'imparl'ait<,m<'nt. c·<'qu<' C'<'st.qu<' la Libet·té et l'Escla,·age )> (p. 189 de la People's edi'lion), <'l ailleur·s: « La libe1·lé, me dit-on, Pst une clHlSl' diYirw "· Quand C'll<':--<r'·éduil à la libe1·léde mou1·i1·de taim, je JH' la lr·ou,·c•pas si diYinc ...... \ quoi Ill<' Sl'l'\'ir·a d'ayoir é(é appelé par· tous IP:-.-iou1·na11x1111 « lwmmC' lib,·(• H, si mon pékr·ina~e • aboutit iL la 11HwtPl il la 1·11i1wO't h! si l<'-.;joul'!laux rn'arn,i<'nt lrailé d'(,sclan•, tl<' l;lelw, d'imbécile, ou de 11ïrnpor-l<<' 1uoidaus leur doux lan~ag-<',l't <[u'au moi us .i 'eu-.;sppu t l'Ouver· la ,·ic', non la mol'l ! La Lil.JPrtéa besoin d'une llOUYl'III' ii('•linition.)) (Ibid. p. 183). C'C'slqu'il voit. (r•f>sui<'n où nous ont mrnés l'ador·ation perpélu<'lk (lu Veau ù'o1·,k 1llammonùme cornm<' il rappelle, le Juivisme, dirait-il aujoul'tl'hui, a, c'c-ll's hc>llesmaximes <lulaisscz-fa.ÎL'e l'i. du« drncun pout· soi» <>dt (' la "faù· competition» de la c:oncu1·1·eHce loyale. « Et aY<'Clout rela,ïrn,<'r·ai di1·p qu'à aucune époque, depuis l'o1·ig-inetle la socic'•I<\lC' sort de millions Ùf' Lr-a,·ail!C'ul"su'a été aussi insupp01-tabl<><t11Ïlappa,·aîl daus C<'Sjot11·sque nous t1·aye1'- sons aujourd'hui. CP n'C'sl pas df' mou1·i1·,pas mème de mourir de faim qui rend un homme si misé1·abh' : beaucoup sonl morts, tous (loiYent mouri1·... l\Iais c'Pst <k Yin·r misérable sans savoi1·pourquoi; df' iraYailler sans eelàche et de ne 1·icn gagner; <l'èl1·e fléfri, brisé C't<'ncore isolé, per(lu, enserré <lall8un uni,ersel et glacial laissezJ'aire; c'est de mout'Ït- a petit reu toute notre vie dm·ant,emprisonné> dans une injustice infinie, muette et inexorable, c.:ornmodans les flancs maudits du taureau de Phala1·is ! )) (Ibid., p. 181.) Et combien de pages intéressantes à citer encore! l\Iais je me suis cléjà laissé ent1·aîne1·au-delà des limites prescrites; ,ïen ai dit assez d'ailleurs, pom· Llonne1·une iùée, quoique insurtisant.e, de l'ampleur et de la fécondité de ce grand esprit, qui, malheureusement, ne p<'ut.être pleinement apprécié que dans l'original.

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