LA FEMl\IE 435 Les parents rnconteront cette fable a leurs enfants et les petits hochet'ont la tète ri.ecomprenant l'ien a tout cela. Dr même pour la religion. Elle no sel'a pas supprimé<:', elle dispat·aîtra cl'rll<.>-m<"me. Elle disparaîtra, parce que l'ordr0 actuel n'existera plus et que la 1'elip;ionest 50n image flrlèle. Les classes dil'igeantes soutiennent la religion parc0 que la religion rst le soutien ,10leur domination, rle leur autoPité. La bourgeoisie n0 croit à, rien. mais elle est ,l'avis que la religion est nécessaire pow· le peuple. La morale n'a rien de commuu avec la religion. La mm'ale règle les rappol'ts et les actions des l10rnmes. La relig-ion Pègle les rappod.s cles hommes ayec 10monde surnaturel. Chaque classe de la société a sa mornle à elle. Ainsi le !Jou,·geois regat·tle comme morale l'exploitation clesom-riers, l't'puisement des fenimes par le ti-an1il de nuit et la démoralisation des enfants pai· le tt•ayail ,les fabriques. En réalité la n·aie moralité ost celle qui existera lorsque lrs hommes seront tous lib1·es et égaux, quand l'état de la sociét.é pe,·- mettra de réaliser ce p1·incipe : Ne fais pas aux autres ce que tu ne YOlHlraispas que l'on te fit. Au moyen ,1ge, c'était l'origine (noblesse ou non noblesse) c1ui clékrminait la po:ition de l'homme. Aujotml'hui c'est la quantité plus ou moins p;rancle cl'argent. Demain il su(fü·a d'ètre né homme pour être homme. Et clemain, c'est le socialisme réalisé. (La (in au prochain numé?-o.) P. AnnvnrAnts.
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