402 LA nEVUE SOCIALISTE Social demohrateri. (qui a 1'ésisté à tout0s les Yicissit.U<1eest paraît oncoro à Copenhague soutenu par l 8,000 abonnés) et un journal hebdomadaire illustré, le Ravnen (le Çorbeau). Un nouveau prog1·amme fut élaboré qu'on peut résumer comm<' suit : « Poss0ssion collective et graduellement obtenue des instruments d<'il'avail, un<' <'hambre unique élue an suffrage unin~rsel et ayant pour but ,1elégiférer sur les principes suivants : « 1° Hroit, à l'existence assurée, à tous les enfants des tra-railleurs invalit1es ou Yieillards. << 2° Dé-roloppem0nt intégml de tous les êtres humains. • Il semblait qn<'l<'jour ùes succès flectoraux et des réalisations <10 flétail fussent proches; mais on était à la crise de croissance; les chefs se diYisP1·ent..Pio et neleff imaginèrent d'aller fond01' une coloni<' socialiste <1ans10Kansas, et, ils quittèrent pour toujom's 10 l)anemnrk. Haral<l Bi·ix, partisan de l'action réformiste et !'éYOlutionnaire tla1rn la société actuelle, resta à la tête dn parti, Mjit ti·availlé par la :-;cissiou.Dos amis clé-roués, comme Mme Lilij0nkrants, citoyenne suéfloise. Mundb0rg, Floron, Pete1·s0n, etc., l'aiclè1'r1ltpnissamnwnt et le socialismC' se relevait eapidement, fol'tifi(• pai· la cri e ü•ayersée 0t obéissant à une inr-;piration plus l'éYolutionnaire. Cela ne pouvait <1m'er. Pom 1:-Îdeuxième fois, la réaction gouyememontale s'aùattil lom·cleet Yiolente sur les socialistes. Brix fut condamné à <1uni·ailtc' mois cle cellule à la meurtrière Vridslœslille. Il en sortit rnoumnt.. Il voulnt se remettre à la ü'tcho ayec d'autant plus d'ar<lelll' que 10 parti était en pleine clésorganisation, mais la mort guettait sa proie. Harald B1·ix, le plus éminent cles socialistes danois cle la d0ux.ièm0 (~poque,mourut le 28 mai 1881, de la phtü,ie pulmonaire qu'il ayait conl1'actéo pendant les six années passées clam, les froides c:ellulrs <lela Vridslœslille. Il n'avait que trente-neuf ans. Pour empêchc1• la manifestation populairn qui deYait.aYoir lieu à la trnnslation rlC' son co1·ps,la police le fit transporter nuitamment et clanclestinemont a Aalborg, lieu cle sa naissance. 1\Iaissi on empêcha les socialistes de faire à Brix <lesfunérailles dignes de lui, on ne put détruire l'œnn·e du jeune noy,ltom'. Le parti socialiste danois a conservé toutes ses positions, les a accrues même; il s'est reconstitué en parti ouvrier cle classe ayec lC'programme suivant, complètement dans la donnée <lu collectiYisme moderne, qui atteste que les travailleurs danois sont, eux aussi, arrivés à la maîtrise socialiste. 1c 1. Le travail est l'origine do toute richesse et ùe toute civilir-;ation, et tout le produit doit appartenir à ceux qui tr.rrnillent.
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