400 LA m,:vur,; SOCIALlSTE très habilement Jeurs sections int(lrnationales en Union de métie,·s (fagfa,·ininger) et, purent ainsi continue1· l"œune socialiste. Tant de coustance fl(, hésiter le gom·ernement, il parut se relücher de sa riguem· Pt g1·üciales p1·isonnie1·s.Ceux-ci furent littéralement po1-tésen triomphe le jour tle leur :--ortieau milieu <lesacclamations <leplus de dix mille ouv1·iers (8 anil 1875). C'est peu après que les prolétaires danois (lonnèrent un noble exemple de :--olidaritérévolutionnaire et ounière qu'il est rle notre devoir de rappeler. Des clivulgations des mauvais traitements que subissaient, en NouYelle-ralé<lonie, le:--déportés de la Commune, étaient parvenues en Europe. Le Comüé central du parti ouvrier socialiste danois adressa au Ministre cle la République françai!:;e, à Copenhague, la lettre suiYante que nous reproduisons dans son français originel. « Monsieur le Ministre, « Votre Excellence n'ignore pas, sans doute, qu'en ces derniers temps il a été publié, d'une part, une série de peintures, faites par des communeux éYa<lésde la Nouvelle-Calédonie, et, d'autre part, plusieurs rapports et déclarations de la part <lemédecins et d'autres personnes au service <le la République franc.aise, traitant de la même matière. Lorsque nous, les ouYriers soussignés, ayons appris à connaître les récits de la première classe, nous arnns supposé qu'une amertume facile à comprendre aYait fait Yoir aux auteur:- les circonstances beaucoup plus pires qu'elles ne l'étaient en effet, et nous nous en fümes d'autant plus persuadés que la Nation françaisr a été toujours connue par sa bravoure vis-à-vis de l'ennemi en armes et par sa générosité Yis-à-vis des Yaincus. « Malhem·cusement, nous n'avions pas, comme nous le voyons maintenant, assez pris en considération !'invétérée et terrible haine de caste dont la Bourgeoisie a déjà si souvent donné des preuves pendant les cinq dernières années. Les documents tout à fait sûrs, qui ont été publiés par plusieurs gazettes radicales et récemment, dans une forme aut.ographiée, enYoyés au Congrès du Droit public à la Haye, mettent hors .de tout 1louteque, dans la colonie punitionnaire de la République française, la Nouvelle-Calédonie, il s'est passé et se passe encore des choses qui denaient être soumises a une examination minutieuse devant le tribunal de l'Humanité et de 1a CiYilisat.ion.Les faits déYoilés sont d'un caractère si repoussant qu'ils sembleraient plut.ùt commis par des hommes sauvages que par la Nation qui regarde sa capitale comme le centre de la civilisation et des sentiments chevaleresques. « Quant à nous autres ouvriers simples et sans éducation, il nous
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