LA RÉFORME DU PARLElliENTAHTi;ME 891 vous èt-.es,yous les paun'es gens, ]('s soufT1·c-douleul'. Il:,;\ f'aiL clos passes (l'a1'mes ln;illantes, mais sans aucun inté1·€>t pou!' llous; ce sont <l'agréables b1·odc1·ies_jetées sut· llll f'on,1noir de combi11aisous jn<1aïques on simili -jnirns. En p1·oyiuce sul'touL, la presse qui se refuse au colliet· Yégète; elle n'a que les os et la peau; l'auLt·e est reluisante d'embonpoint, sachant à son maill'e complaire, donner la chasse aux gens portant béitons et mgndiants. Le Journal est le plus ferme soutien de nos libertés; malheur a nous s'il était muselé, mais Yous, les ti re-la-lan~ue, n'en attendez rien. Et puis enfin, il s·agiL de saYoi1· si, oui ou Jl()Jl, nous sommes décidés à passe1· 01ll1·c à celte halte où nos énc1·gies s'épuiscut-. <1oulourensemmü depuis un siècle, pom· atlcincl1·e enfin aux Ynies planes, ou si nous nous résignons à Yoi1· se c01-romp1'c cL clépé1·i1·dans le sein de la paL1·ieces priucipcs de générosité niillante r1ui, <laus l'.ige mo<leme, a placé la F1·,u1ccà la LèLet1es nal ions. ~i nous ne sommes pas la dupe de nos idées, los réformes consLitutionnellcs p1·oposées pat· nous scraicut l'écoll(1es. Le bulletin ,le Yotc acctuiert tout son pournir <Liction légiLime, ce qni tew1 à 1·asséréner les esprits. Les élections ne se font plus kt coup ile ba.11k-notes. On assiste à ce phénomène 11ouycau et. l'fronf'o1·tanl, ries (·lecleu1·s sollièilanl à la cant1irlatH1'cl'hom11w dt' lru1· choix, au lieu <le Yoi1· 1<' candidat. hat'cclant l'électcw· de ses in:-;Lancesécœu1·aules. Anx. Yiolcnces t1e la 1·érnlution succè(le l'acr1uiesccment à un p1·0grès érnlutif pacifique. Les plus haletants sous les mot·surcs de leurs épreuYes lll'enncut foi dans l'aYcnir et palienLent. La plouloc1·atie ayant été forcée de plier, la démocratie Yoit s'ou- \TÎl' dernnt elle nne carrièrn tle cOJJqnèLesiudèfinies. La nation est vivante et ell,i compte. La Som·e1·aineté (lu peuple, mot d'une amèl'e dé1·ision jusque-là, esLun fait accompli. Le peuple se possède, ce qui Yeut t1ire à la fois, qu·aucuue Yolonlé personnelle ne l'opp1·ime, et qu'ayant su se fait·e sa juste part dan.-.,les <lernirs et les profits de la collaboration sociale, il s·cst afü·auclti de toutes les sei·Yitudes dont les fers pesaient sut· ses memln'es et sm' sa pensée. VOLTA.
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