La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

T,A RÉFORME DU PARL'EMENTAnrsm; 387 ~ousc1·it aYre c11nn•0s:::.rm0nàt touirs lrs rnormités proposées à son approbation : YOilà son bilan. Ii1ée plaisante, cl'aYoi1· CTll qnïl fallait 1·picni1·la fougue rlr nos rnandatai,•c:,; lrnp ai·!lcnis aux 1·éfo1·mrs, rt rle leur oppos01· la grayité d'un conseil <louché par les glaces de l'cige. Hélas! la Chamb1·0 porte en elle tout le lest nécessaire, sous la surc:hage <le son opportuni. me. Pom' DiPu! faisons l'économi<' du frein rlestiné à conteni1· ces emportés. Rome eut un s(,nai pn,·ec qu'il .r ayait tlrnx pruples à Ro111c, lc8 pab·ieirns et les pl(•IJ6ie11s;les monm·chÏ<'s mo<lct·nc oni une• Chambre haute pa,·ce <111'0lles1·econ11aiss011tune noblesse lt'gale. l\Iais la F1·anc·0n'admet ni pairicial. ni pli-be; elle s't'st déCaitc llC ses Seign0n1·s et ~oblim1x; si elle esi scindée par le fait en deux classes, clic s·cn indigne, et, bien loin de youloi1· consac1'01· cc dualisme composé <l'oppt•iméset d'opp1·esseurs, toutes ses aspi1·aLions tendent à le tlissouch'e en une a:sociation d'égaux. Plus de Sénat, mais un Conseil national aul1·emcnt compost'• et ,wrc 1l'aufrcs attributions. Oc se1·ait si l'on yeut, le Oonsril cl'l·•:1aL a:..n·arnliet accepta11t dan· son sei11des hommes spé•ciaux, élllfriü's; tous les chefs hiér,wchiques dans chal1uc tlépal'Lemenl adminis(.1•aLi1' eu feraient pa,·tic <le(h·oit. Supposé qu'il soit institué, cc Conseil n'aura qu'un 1·ù10con,mltat.if et ne possédera qu'une autorité mo1'ale. Les p1'ojels de loi lui seront présentés, mais il n'aura ni ù les repouss01· absolument, ni a ]('s retourner mocliflés. La c1·itiquc qu'il en fera ne peut s'étC'n<l1'Cni' à IC'ur esprit, ni à leur opportunité, ce n'est pas son nffairC', mais seulement a la teneur <lesarticles. li est dans son rôle tle proposeP des objections, de sip:nalcr des llin1cultés d'exécution cL <lîmliquc1· les mcillcu1·s rno,r0n:,;cl'aboutir. ~fai-; la plus c:1·ia11teanomalie ile uot1·e système pa!'lemcntairc, e'cst que le peuple en République n'a pas plus <lepai-t à la Yie politique Llue sous nos 1·ois. On Yoit, tl'une part, le gouycrnement et tlcs faiseur:,; de lois inesponsables, la magistratmc qui nous juge, l'Î~glise <1uinous em·aic et l'armée muette; puis, de l'autre, uno masse obscure qu'on mène et Slli'mène saus qu'elle souffle mot. Lo Jacques Bonhomme du xrx. 0 siècle est aussi débonnai1·e que celui de la Féodalité. Le lin'e de la Servitude -i;olontaire est à refaire. En haut lieu, dans les sphères de la haute finance, les tentations mamaises sont presque il-résistibles et les comoitises s'y déchaînent; il .r faut mettre ordre. Un écrirnin dont. les doct.rincs nous étonnent dans un si ferme esprit, mais qui sonde nos plaies tl'un scalpel impitoyable, rappelle que du moins, sous nos rois, il SP,trom·ait une main pour crayacher· les rapacités furibondes et leur faire lâcher prise; c'est le meilleur argument, à notre connais-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==