!.A RÉFORME DU PARLEMENTARISME 381 2° Voter le budget, après l'aYoir rliscuté dans la pen:=;éecl'arrête1· l'effrayant g-rossissement de la Dette publique, et cle n'autoriser d'entreprises, coloniales et aufres, que c·elles quo permettent nos ressouces naturelles, étant bien stipulé que les roYenus (l'J~tat qui ont pour origine le pain qu'on al'l'nche à la bouche rlu panne, le Yètement dont on dépouille ses épaules et le lait <lont on sène l'estomac de son enfant: ne font pas partie des ressou1·ces natu1·elles du pays, mais sont l'infàmo butin que se partagent des IJrigalllls. ~{·•Accomplir leur œuvre rle li>gislateurs et 1101·Norrnat0m·s Il e:=;tà cc suj0t une important0 rlistinction à faire, c·ost que los lois qu'il s'agit ll'èlaborer se cli\'isent en <leux. catégo!'ies. Les un0s sont d'intérêt local ou purement subsirliaires, lois de détail et d0 forn10 extérieure; les autres sont tl'un intél-èt Yital et changent notablement les rapports <lespersonnes entre elles ou axec l'J~tat; elle$ ex.priment les <ll·oitsde l'homme et 1lu citoyen; elles sont organùptes. Ce sont ces lois-qui nous iuté1·css0nt et que uous réclamons ,wee instance; ce sont C'lleset non les autres r1ni doivent ètre ln g-l'ande préoecu pat ion 110nos tléputés. En yertu de leur énorme pol'l,éo, ees lois to111po1·t0ntle referenrlum ou l'app1·ohation du peuple en de1·nie1·rC's:=;O1·t. Bon nombre dt' députés et de publicistes ont toujours 1·epoussé Il' mandat ùnpératif, sous p1·é(.ex.te11nele::;situations changent inopin(•m<'nt, el 11u'iln'est point 1l'engagl'111eutsdont on ne puis~e èfrc tlélié par les cirr·onstanee~. Ce sernit. nai s'il .-·ag-issait des lois de la p1·emiè1·eespècl', lois tout éYentucllcs et 1l'oppol'tunité; c'est faux si Yous parlez des de1·nières lois, lesquelles ne sont pas sujettes aux fluctuations iles éYenenwnts; celles-ci se prèle1·aie11t fort bien au mandat impératif'; mais la cout'usion de:-; idées rlcYient pour ùe cedaines gens le nuage dont il::; ·'enYeloppent pom· eommettre impunémt'n ~ leu 1·sfélonies. Au reste, la matiè1·0 tle::;loi~ de l'él'ornies n'e:-;tpas illimitée; c'est un terrain dont l'œil tlécoune aisément la pl'ofondeur; on y discerne des couches successiYes et mesm·ables. Ce sout d'abord des 1-él'ormes déjà mùres et qui pem-ent être dès à présent assimilées pat· l'organisme social. Elles concernent l'impôt, l'assiette et la quotité <le l'impôt; ~'il pol'tera sm· le reYenu ou sur le seul capital, s'il sera proportionnel ou prog1·essif; l'oct1·oi,l'enl'egist.rement et les patentes; la réforme judiciaire et les frais ùe procédure; la protection et le libre-échange; les traités douaniers; l'équilibre <lu budget, c·estâ-dire abus a réformer et coreeete répartition des cha1·ges, selon ce quo réclament la raison et l'esprit d'équité; la réduction des gros traitements, et la recherche des fonctions parasitaires, parmi lesquelles celles des trésoriers géné1·aux; la reYision des pensions civiles non motivées par des senices, hot·s de proportion avec les services, ou même accordées à. des ad"!ersaires déclarés, et cela,
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