La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

362 LA REVU~ SOCIALISTE accueillie aux cris de : vive la Répub1ique ! ïive la Révolution! L'agitation républicaine semble entrer clans une nouyelle phase. De plus, la misère est si grande dans plusieurs provinces qu'il faut s'attendre au renou,ellement des insurrections des paysans. Dans quelques villes les manifestai.ions des ouvriers sans traYail recommencent. BELGIQUE MEETINGS, GRÈVES. - Si le roi des Belges oubliait un jour qu'il est le fils d'une Française, et qu'il doit, en partie, sa couronne à la France,le peuple belge n'oubliera pas qu'il doit à la France son indé- • pendance et ses libertés. - Le mom·ement anti-militariste auquel la Nation armée du citoyen Lorand, rédacteur en chef dn journal républicain-radical la Réforme, a donné un si puissant renfort depuis quelque temps, a continué. Les citoyens Larand, Paul Janson, Jean Volders, ont organisé plusieurs conférences en fa,eur de l'adoption par la Belgique du système des milices pratiqué en Suisse. Partout ces meetings contre l'organisation bismarkienne actuelle ont obtenu de retentissants succès. Le citoyen Defuisseaux. et ses Tingt-sept coaccusés ont été maintem1s en préïention par la Chambre clu conseil de Charleroi pour un soi-clisant complot contre la sùreté de l'État et un attentat imaginaire commis au mois <ledécembre dernier.L'affaire Yiendra probablement a la session extraordinaire prochaine de la cour d'assises du Hainaut. Réclamant depuis assez longtemps une augmentation de salaire et, dernièrement, se ~l'étant YUrefuser catégoriquement, les deux mille carriers do Quenast se mut mis en grève. Naturellement la troupe inter.-int et, sans compter les arrestations, des coups cle feu furent tirés à un moment donné, dos hommes et surtout des femmes furent blessés, et un jeune homme qui passait par hasard reçut une balle dans le ventre et fut tué sur le coup. Les ouvriers prirent d'abord pour premier prétexte contre la Société des Carrières, les retenues opérées par celle-ci sur leur paye pour fourniture de diverses substances alimentaires et d'objets de première nécessité. Puis ils s'insurgèrent contre son immixtion dans les questions cl'jffiliation à certaines associations syndicales et contre l'obligation _imposée aux ouvriers de suivre l'enseignement donné sous les auspices de l'administration. Les femmes se montrèrent particulièrement mêcoutentes et poussèrent leurs époux à organiser une coopératirn et une association de secours mutuels ..... Un meeting eut lieu à Rebecq. Volders et Verricken y prirent la parole et y obtinrent un grand succès. Pour la circonstance, les demeure de l'endroit avaient été payoisées.

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