ANTHOLOGIESOCIALISTE J'ai pris l'arme d'un fédéré Et j'ai suiYi le drapeau rouge. Ah! mais ... Ça ne finira donc jamais? .. Mais, par mille on nous coucha bas, C'était sinistre au clair de lune; Quand on m·a retiré du tas, • J'ai crié : Vive la Commune! Ah! mais ... Ça ne finira donc jamais? ... Adieu, mart.yrs de Satory, Adieu, nos chàteaux en Espagne! Ah! mourons! ... ce monde est pourri; On en sort comme on sort d'un bagne. Ah! mais ... Ça ne finira donc jamais? ... A la Morgue on coucha son corps, Et tous les jours, dalles de pierre, Vous étalez de nouyeaux morts : Les Otages de la misère! Ahl mais ... Ça ne finira donc jamais'?... Eugène POTTIER. LE REMÈDE 347 Il n·y a qu'un moyen d'éloigner le mal, c'est d 'éloigner sa cause. La pam-reté deYientplus intense à mesure que la richesse augmente, les salaires baissent alors que la puissance productiYe s'accroît, parce que la terre, qui est la source de toute richesse et le champ de tout traYail, est monopolisée. Pour extirp er la pauneté, pour faire que les salaires soient ce que la justic e veut qu'ils soient, c'est-à-dire le gain complet du travailleur, nou s devon:; donc substi- tuer à la propriété individuelle de la terre, la propriété commune. Aucun autre moyen n'atteindra la cause du mal ; aucun autre ne laisse le moindre espoir. Voila donc le remède à la distribution injust e et inégale de ri-
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