La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

ANTHOLOGIE SOCIALISTE 345 à étre un 11idde ba_i.e1·s pendant l'enfance el a <leYcni1·plus ta1·,l lo frône de la pen ée•?Ces esprits qui ne rlema)l(lenl qu'a s'ouni1·, <1ui semblent cl'eux.-rnêmes cot11·Ï1'au-clrnu11 <le l'in frnction, la sci ence' et l'ai't les l'epoussent, lem· Ol'igine l)Opulaieo les ex.ile de la sphe1·0 1lu Yrai et du beau; nulle i<lée éleYée ne Yienrll·a consolel', ('111101.Jlü· l'ing-1·at tl'aYail de leues bras; il . ont Youés a la médionité, en dépit. de la nature; et la noblesse natiYc de h'ut• ümc ne sut'fi1·apas à éleYe1· leur esp1·it au niYeau du <le1·1üe1·umc1·e de collège, qui est bachelie1· È'slettres, licencié en rl1'oit, et qui a Yoyagé en ltalie. P1·enez-y gal'lle, YÏPillards et hommes 111ù1·s: l'ennemi est da ns la place. Ces idét•s qui Yous effa1·c•1li,elles gel'll1ent, elles c1·ois sent, elles s'épauouissc•1lt dan· la plus généreuse padie de la jC'u nC'ssc• bourµ;c•oisp eliP-lllêmc. J'ai assez fréqnenlè 1lt>mes coudisci ples aisc;s, ile rnes c·amara1le!'-bien élc•yés, pou1· pouvoi1· YOusdi1·e c c•ci : Professeu1·,; de dl'oit natm·el et de 1h'oit ciYil, sachez que• rns t;l èYP'- les plu;; intellig-('uls et le,; plu,; assidus font sui· yos thécll'Îl's des 1·éflexion,; sing-uliè1·es. Pel'es de Camille, <1nialliez emb1·assc•1· c:1' HJs ché1·i, l'espoi1· de• yo!J·e maison, la con,-olalion ile YO."Yieux. jo urs, rccnll'z-Yous cl'ho1·reu1·: c'esL un socialislc. Ra,-sm·ez-Yous, ,·ieill;ll'lls et homme;; rnù1·s. Les <lésel'teurs sont 1·ares, el, parnti Yos <'nfants, l't•µ;oï;;me compte enco1·c d<' Yaill ants champions. CC'sjNm~s clocti-inai1·essi bien g-anlès, ce· pl'tib o isillons poliliquc•s à peine éclos sous l'aile ck l'ol'léanisme, et cloul q uclc1ues-uns ne sont euco1·e qu'au jaune d'œur, ces petits rnessicu1 ·s i:t distinctions, à diYision;;, il clisserlalions, tléjit ,-i sublils, si i1·oniq ues, et aus i insensi!Jlt•s t1ne pèl'E' et mè1·c, ces blonds pa1·ag1·aphesau ton ::mcl'(i, au 1·i1·efin, a l'épaule clédaigneuse, au geste rna~·istt·al, au men(on imbe1·be, ceux-là ne pleurent pas sm· les misères du pau n·e, et, Yous le sayez, pom· les youloi1· so11lage1·,il faut en aYoi1·plc u1·é. Pom· cornp1·(lll(\1'cla souffl•ancc t1·a111l'ui,il faut CB souffl'Ïl'. GEonGES CAU)IONT: Notes morales sur l'homme et sui· la sociéte. JEAN MISÈRE Déchal'llé, tlc.haillons Yêtu, Fou de fièn·e, au coin d'une impas:-;e, Jean l\Iisè1·e s'est abattu. « Doulem', dit-il, n'es-tu pas lasse? » Ah! mais ... Ç'a ne finira clone jamais? .... 23

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