- LE HEFERENDUM 331 pom· le débat, qiti les retonrue1·a en tous sens? C'est sous la législation dit·ectP que la presse cornrncuce1'a à remplir la plus belle partie de sa mission et, comme les choses bonnes en elles-mèmes se soutiennent et. se fortifient, la pl'essr éclail'era bien souyent le peuple légü,lateur, et la léµ;islation tli1·('C't<1' ·eleYe1·a,moralisera la presse, ,lont les colonnes ne se1·ont pins souillées pa1· les effol'ts industriels <les part.is parlementai1'es che1·chant à s'arracher mutuellement la direction des afiai1·es. (( On dü·a aussi que la cliscussion dans les sections pourrait dégéné1·er en tumulte et en ,lésor,li·e de tout genre. Si Yous aYiez suiYi attenti,-ement les 1·éunions 1>opulai1·cs, di1·ons-nons à ces achersair0s, Yous au1·iez eu l'occasion d'obse-:"Ye1q·u0 le peuple délibère ayec bien pins de tt-anqnillit(,, awc bien plus de ,lignité que nos assemblées législatiYes, donLlC's écal'ts sont assez connus de l'Eneope scandalisée. Le peuple ne possèll<' pas cct1e Yanité rles classei'. supét·ienr·es qui ne yeut jarnai::; ayoi1· tol't; il n'a pas une réputation plus ou moins usurpée d'hommes <l'i~tat, ,!'orateurs, <l'éc1·iyai11s à soutenir ou à perdre. « Les masses écoutent génfralemcnt tons lei'. avis et j'ai toujours 1·ema1·quéqu'elles n'hésitai,mt pas à sacriflc1' même l'oratem· fayori au premier venu qui santit tlo11ne1d· e meilleul'es 1·aisons. ])'aillem·s, la lég:islation <lirecte, c'est la mo1·t ,le la pe1·sonnification cks pl'incipcs législatifs et aclmin isil·ali !'sdaos IC'shommes; LwirnosiLé personnelle devra, pat' consé<11H'nl,f'ai1·0 place à l'enthousiasme pour les pl'incipes et les choses même, et cet cnlho11siasme là a t'ait naitre de tont temps de yfritables rnC'1·vcill('s. « On clit que le peuple n'am·ait pas le tC'mps cle faire lui-même l<?s lois. Si aujoued'hui les choses les plns :impies ,lonnent matière à dix lois, c'est que la l(•gislation a sciemment fait fausse route. Ré,luite (Hll' l'inl1lti-ation s11(·r0ssiY<r'l<'s pi-inripC's ,lr libC'1·téet rle fraternite, les ma1ièl'(•s de• l(•gislation JH' S(•1·011gLuc;I'(,11011,brl'uscs. Auh'ei'ois l'i~tat se mêlait par exemple de toutes les questions religieuses. Aujourd'hui, la confession, l'inc1uisition ne sont plus <leson ressort. Au bout de trois ans, en délibérant deux fois par semaine <lans les sections, le peuple am·ait à peine rlc quoi lé~iférer. « Les assemblées législatiYes tournent éte1·nellement dans un ceecle Yicienx; elles cnt1'('p1·0nnent pende LraYa11xnliles, el!C'sn'en achèYe1lt aucun. L\\ss,•mblé0 légi ·lai in• s'oc·r·upP dPp11is1111an et plus du clwmin de !'l'i' ,le> 1'a1·is à .\.Yig-non. ('0111hil'nrl'l1P111·es J'audrai t-il an peuple il'anc;ais JH>u1· 1·(~soud 1·eks quPs1ions su intnLes : « - Y au1·a l-il u11clw11,i1,<10f'p1•d0 Pai·i-, à .\,·iµ;11011-? R. Oui. « - Qui construit-a ce chemin ,le Cet·,l'J~Latou une société d'actionnaires? - L'État. « - L'Et&t prélèvera-t-il les somme~ néce:::saires pae l'impôt ou
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