LE SOCIALISME EN HONGRU: 321 LE SOCIALISMEN HONGRIE ----<><: ::><:: o§g,cc,o-o-- L'insurrection hongroise de 1849ne fut rien moins que socialiste; le trop adulé Kossuth n'était pas même républicain, ainsi qu'il l'a confessé fort crûment lui-même (1). Mais le peuple hongrois ne fut· pas aussi obstinément rétrograde fermé que le chef magyare, et dans l'armée héroïque des insurgés, les revendications socialistes et réYolutionnaires arnient de n.ombreux partisans. A l'encontre du conserYateur et monai·- chiste Kossuth, le peuple exprimait ses préférences politiques par la formule célèbre : Duplo lenung, ni'ncs kiroli (les salail'es doublés et point <lerois); tendance socialiste embryonnaire si l'on veut,mais tendance socialiste en même temps qu'affirmation républicaine. Les vagues aspirations républicaines socialistes de la fraction la plus éclairée et la plus militante du peuple hongrois furent noblement représentées par deux hommes éminents qui furent et resteront parmi les plus pures gloires de l'héroïque At douloureuse époque. Parler ainsi ce n'est pas ti·op dire, lor:-;qu'il s'agit d'hommes comme le grand poète populaü·e, Potœfi Sandor, et comme le puis- ::;ant propagandiste· (à la fois écriYain et tribun) Michaël Tansics. Potœfi Sandor fut avant tout, il est vrai, le poète du soulèvement national contre l'Autrichien oppresseur, mais ses opinion::;démocratiques étaient très radicales et, en même temps que les hymnes tyrtéens des combats patriotique:-;.il chanta aussi dans d'admirables échappées, les souffrance::;,les espérances et les gloiI·es de son peuple. Un de ses chants populaires commence ainsi : Je te salue, seuil sacré de la chaumière D'où partent les sauveurs qui doivent affl'anchir le monde. Il continue, en annonçant l'affranchissement du peuple et en pro- (1.) Ce fait étant peu connu, nous l'établissons avec preuve à l'appui : " Nous, Hongrois, nous ne sommes pas des révolutionuaires; les .idées fougueuses, les théories impétueuses des soi-disant régéoérateurs du siècle n'ont aucune prise s\fr nos sentiments ni sur nos esprits. Nous ne sommes ni novateurs ni démagogues; sincèrement attachés aux traditions historiques de nos pèr~s, sincerement monarchiques par conviction et par caractère, nous aimons l'ordre et la tranquillité. • {Lettre de Louis Kossuth au général La M:.u-mora, 1856, citée dana Un.popiu di luce sugli eueRti del 1859, par La Marmora.)
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