La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LI<: i\lOUVEi\IENT SOCIAL EN ll'RAJÇ(!E ET A. L'ÉTRANGER 3-%) sumé: Le trava,il de nuit et du dimanche ost absolument interdit. Tout traYail 0st 1Wf011duaux enfants ,\gés de moins <le douze ans, ainsi qn'anx femmes pewlant }Ï's quatt·e se1uain0s qni suiYC'IÜ }pm• accouchelllent. - Lesjeunes gons àgés de moins de 18 ans nr peuYCnt pas trantillcr pln-s longtemps que depuis :5 heures <111 matin à 7heur0s<lnsoir p0nilant }'(,té, et dr7heuresclu matin à 7 heures <lnsoir pendantl'hiye1·. - Pour les jeunrs genR et les frmmes, un LPlllpsde repos de <lcux brures pae jout· rn dehors de la fabrique doit. lnir être accortlé. - Les chers cle fabrique ,foiycnt lrnir à la dispo~ition d<'Sautorités des cal'teR d'identité sue lesquelles sr trouvent indi<1ués l',tge <lu por::;onncl et les heui•p::; de 1·opos,lans la fabl'ique. - La su1•yeillance est oxet'cée pat· les inspecteurs m(•dicaux. et tom, les fonctionnaires cgü peuvent Ye1·baliser (l'apt·ès le Code pénal. AMÉRIQUE La ligue industl'ielle <les femmes de l'.\.111é1·ic1uea orga111st' une c:unpag-ne ayant pom· hut rl'amélior·er la situation <lela femme ri de lui fail'0 obteni1· de;; ;;alaires équi,·alents à ceux rle l'homme. Nom; détachons du Devoir le 111aniresle lancé à cet effet: « Femmes de l'Amé1·ique, le temps est venu pour l'action. Voulez-vous faüe votre devoir~ Plusieurs années déjà nous avons combattu pour celte cause et dépensé des milliers de dollal's pou!' le bien-êt1·e de la femme. Nous le répétons, le temps est venu pou1·l'action. Unissez vos eltorts aux uôt1·espour la parti des travailleuses. La femme peut influencer son ma1·i,son frère, son futu1·en faveur de la cause pour l'humanité : , Même salaire pour le mPmc travail. » Maintenant il est de notre intél'êt de travailler pour le parti qui diminuera les heures de travail, augmentP.ra les salaires et élèvera Je travail à une dignit6 Ne restez pas en a1Tiè1·e,grelottantes! Jetez vo3 haillons! Faites votre devoiq Nous demandons pour les femmes un bureau national de ti·avail présidé par une femme, la création de magasins, factoreries et maisons de travail où les fcmm~s seront employées. Femmoo de l'Amérique, resterez-vous encol'e silencieuses lorsque 500.000 femmes, hélas! - 500.000 victimes da la prostitution - sont sacriliées tous les ans~ Mères, élevez vos voix au nom de vos filles. Prédicateurs de toutes les dénominations, osez dire la vérité en chaire. Les salaires dérisoires donné~ t. la femme sont la seule cause de la misère. Osez-vous prêcher le salut des femmes et jeunes fille~ exi,loitées, taudis que votre chaire est pouP vous une mine de richesses~ Ne prêchez pas ce que vous ne faites pas vous-mêmes.Nous demandons la justice dans la chaire, la justice dans le;ssalaires, la justice dan.,s la législation nationale. Nous voulons avoir justice de nos torts. Femme;,,jeunes et vieilles, usez de votre influence dans le combat. Il n'y a pas que les sal,lires féminins qui soient dérisoires rlans quelques pays de l'Amérique. Si nous en croyons certains échos venus de la République Ar,r;entine, les ouv1·iers <leplusieurs corporations de Buénos-Ayres ont dû se me_ttre en g1•èyepo,rce que le salaire était insuffisant pom· vine. Celui-ci n'a pas été _,augmenté

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