La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LE l\10UVEi\1ENT SOCIAL E~ FRANCE ET L1ÉTRANGER 235 où l'instruction secondaire n'a pas encore été décrétée officiellement, nous ne pouvons encore demander et tra-ailler que pour 1~ relèvement moral et intellectuel de la femme grecque et son affranchisi,ement par le travail. » - Elle ajoute (7 dacembre 1888) : « Dans quelques jours sera remise à la Chambre une pétition monstre, circulant sous notre patronage et couverte de milliers de signatures, demaodapt l'instruction secondaire pour les femmes et la fondation de lycées pour les jeunes filles. » Au Danemarck, à l'ouverture des chambres, une députation de la Société des femmes danoises a présenté au ministre <lel'Intérieur et au président du Richsdag une pétition réclamant le droit de suffrage, à la suite de laquelle plus de 20.000 adhérents dont U.000 fefnmes mariées aYaieut mis leurs signatures. - A part cela il Yient de s'ouvrir a Copenhague une école sociale et politique pour les femmes. On y enseigne entre autres l'histoire contemporaine depuis 1848, le droit constïtutioouel, la morale et la psychologie. En France, la Chambre des Députés, a repris en deuxième lectltre la discussion tlu projet de loi relatif au trarnil des femmes et des enfants. En première lecture, elle n'ayait pas voulu atlmettre, malgré le GouYernement et la Commission, l'art. 4 portant inter- <liction tlu traYail de nuit pour le.-;femmes comme pom· les ouvriers au-dessous de dix-huit ans et les filles mineures. Elle est habilement reYenue sue son Yote, et le p1•iyileg-e,que frès justem(lnt on acco1·- (lait aux. mineures a 6t6 éte)lllu aux femmes mariées. Cette loi n'a pas la prétention de l'ésoudro la. question de la limitation générnle ,les hem·cs de tt-aTé}il.l\Iais, puisque nous n'en sommes pas là, acc.;cptonsprovisoieement cette heureus(' transaction, et posons dès à présent ce pt·incipe que la femme ne cloit pas trarniller du tou't et quo la société a le deYoir tle prendre des mesul'es afin qu'elle pui$e se consacrer uniquement a son rôle <l'amante et <lemère. BELGIQUE Malgré les bt·utalités de la police belge à l'issue tic toutes les l'énnions socialistes, pas un meeting ne se pl'otluit sans que les discours révolutionnaires ne soient acclamés par les cris de : « ViYe Defuisseaux ! ViYe la République! » Les pt·ochaines assises du parti ou-,Tier qui se tientl ront à Jolimont, promettent d'être imposantes. Yoic~ la fin de la circulaire aill'esséo pat· le conseil général du pa1·ti ounier aux associations ouvrières : La crise traversée par le Parti ouvl'ier touche à, sa fin et il suffit désormais que tous fassent preuve de bClnnevolonté pr.>ul'que nous devenions plus forts, plus sérieusement organisés que jamais. Au~sicomptol!s-nous sur votre dévouement au Socialisme pour nous aider dans la tâche d'organisation et de rénovation que nous avons entreprise. Déjà, nous avons fait de grandes choses durant ces dernières années, et il clépemlde vous, de votre concours, de votre pel'~évérance pour faire avancer l'heure du triomphe fina} de nos revendications.

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