200 LA nEVUE SOCIALISTE anglican forçait la population catholique à lui payer la dime, enfin les fabricants anglais, avec le concours de leur gouvernement, arnicnt supprimé le commerce irlandais et l'industrie <lu cot.on, floris:.sante en Irlande ». Les ounicrs sans travail refluèrent vers le sol et le taux déjà excessif ùes fermages s'éleya encor~. La Yie ne fut. plus possible pour les 1.raYailleurs. Les bons lords trom·èrent pourtant fllll' cc n'était pas assez <lemisère. Ve1·s 1760 ils se mirent à transfornwr les petites ferm<'s en pacagcs,parce qu'ils y ti·ouYaient plus ,le bènéficc. Comme résultat la famine cleYint générale en Il'lanclc. C'est alors qne naquirent les organisations teeroristes agrai,·cs, qui, sous cliYel's noms, se sont conse1·vées jusqu'à uotre époque. Sous l'influence de la Rérnlution amét·icaine et française le mécontentement du peuple gl'a11dit et éclate clans la malheureuse insu1Tection de 1798 que la Ft·aJH:e ne put faire triompher. L<' pm·ti (lc>s\Vhiµ:s, en soutenant, dans le park'ment, lrs ré-roltés a111fricains PL il'landais, faisait.la p1·opaga11updPs itlt'•psdt•111o<Taticp1cs. LP :--ocialismr mi•mp pém;lt·ail lc>sesp1·ils. « La politic1tH' mocl<•t·n<', <;Cl'ivaitP1·ic-c,fanll'ise lps classes pt·iYiléµ:iécs; il c>n1·t'•sullera qu'un jou 1·le royaume sp1·a co111poséde gentlt'rnen et de 11wwliants, cle sPig1wm·s Pt cl'esdaws .,. Sp0nce1· ayait déja clonné le rnotli>lr ,rua Etat idéal : une 1·(•1n1bli<1u0sans année pc>rmai1C'ntc,gouH'l'llé<' par un pal'lem<>1ltélu pat· le snflrage uniYe1·sel ga1•anfo;sant à tous, y <:ompr·is les femnws, l'égali ll; politique et 1·ecomuiissant 10 ~ol comme r)l'opriété national<?. Les partisans de Spencer 01·ganiserc>nt à Lornh·es <'ll 1787 la Société philantln·opique qui préconbait la nationalisation <lu sol. Un ault·e g1·oupe, la Société <le la R(•yolulion, ayant un IJut analogue, fut fonM en 1788 sous la 1)1'ésiclPncede lo1·tlSlanhope. La RéYolution fran<;aise fut accueillie en Anglete1·re an:c un g-rnncl enthousiasme. Partout s·organisè1·0nt cks clubs réYolutionnait-cs clc>11uuHlantla t·èformC' élN·lomlC'. Mais lC's "\Yhip:s 0ffra)·és pai· la 1·énilution s'pff'ac·è1•p1ltet la 1·t'•aetion corn11w1H;a.Le parlem0nt Mdara la gue1·1·c•a la R<'public1uc> (1702) t>t clésonuais l'Anglctc>rre jonl'1·a. le friste 1·ôl0 de déft>nsc>ut·de l'ancien 1·(·gime. La guerre excitant lcs haines nationales 0t le pal'lc>ment séyissant contre les 1·éyolutionnaires, la 1·éaction clevint génét·ale. On peut s'en faire une icié<'Pn comparant les lGO Yoix c1u'ayaip1lt au pm·lement les "\Vhigs au commencement cle la RéYolution française, aYec les 23 qu'ils p0trrnient opposer au gouvemement e-n 17UO, ap1·i>s l'insunection il'lan<lai~e. La RéYolutio11 franc:aisc> <'ut néanmoins une g-rancle inlluence sm· tous lrs pays cle l'EuropP, sH1·tout sut· les plus voisins. « LPs flots cle la RéYolution, dit l'autc>u1·, en s'éloi;.mant <lt>lc>m· sout·ce 1h~Yc>naientde plus <'Ilplus faiblPs, souYc>ntmi>me si faibk•s <1u'ilsuc>1,ouYaient être tlistiJtgu<'•s ciue cl'a1ll'ès }('s éYè1wmeuts pos-
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