La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

134 LA REVUE SOCIALISTE Comment les io1·mcs et les 011.mnes ile la. rnnsomm,üion sont tli,·ecLement issus cles fo1·11ws oL des 01·ganes de la circulat.ion et comment, pai· c·011Séc1nentc,eux-là dc•penclC'ntrlirPcternent de ces de,·niers, c'c,;t rc c1uc'nous mmitt·l'nt pa.1·faitc111e1c1ett·tains ot·gancs spéciaux cle la collsornmation, qui !'Client étroitement cetle dc1·- nit>1·cau cornmp1•cc, lequel est l'intem1é,liairn cnlrn la circulation et la consommation. Chez los peuplades sanyngcs et. chez les nations lH'ÎlllitiYes, les 01·gancs de la consommation sont d'abo1·11totaleme11t confouclm, aYCC ceux rlc la ci1·c1tlation, le colpol'lagc en Pst un excmvk; on ne peut se figm·c1· de Yét'itabks Ol'gancs ,le la consommaliou CllH' dans les sociétés c1niont acc1nis UlH' cedaine fixité cl, uue ccdaino cohé•sion. Lit où l"halJilai ion mèmt' JÙ'st pa.s fixe, commell Lsuppose,· que lët consommation puisse se' fixc•t·'?Cc' n'est flue là où dC.:•jiutne ci1·culaLion plns ou moins 1·c;guliè1·cs\'st élalJlic•, c1uose t'l'él'llt c•gah•rnent des étapes où cl'Ltoci1·culalion se fixe' un Cl't'Laiu lemps, pou,· pe1·mot.Lre à la consommaLion üe s'y alimenter. Ce n'est <1n'à la longue fine se fom1ent des résc1·Yoi1·s où le colportcu1· lui-m{,1110 s'appl'Orisiomw pou,· suln cnit· aux be,;oin:-; <les pal'lies 1lu coqJs social ot'i cos 1·ése1•yoi1•;n-';existent pas euco1·0. Ces ccntt·cs euxmèrnes ne sont pas tl'abol'd fixes et pennancnts. A Bcaucail'c et à Ta1·asco11,où est le point précis des Yoics histo1·ic1ucsdo la F1·ancl' m(•ridionale, Raymond Vl clc Toulouse institua, en 1217, un g1·arnl 1mu·ché intc1·nalional entt·e les t1·ali<ittants tle la langue ,l'oc et <lelangue d'oïl et ceux de l'Halie et de l'Orient: jusqu'à trois cent mille étrnngc1·s s'y 1·c11contrnient sous ,les tentes <'L des baraques.La foire subsiste c1wo1·e,mais ne 1·éunit plus que 1·clntiYcment 11cu cle i;isitcm·s; cc qui 11l' subsiste plus <ln tout, c·est l'auto1·ité de celui <1ui la fonda; c<'Ltc autorilc' fut p1·c'eisénwnL absol'lJéo dans la cil'enlation génfralc cl c·os1Hopolilcclo11tle déwloppement, susc;ité par des conditions local<'s fayorables, aYait, gdcc à lînitiatirc d'un pt·ince éclairé, mais iut1ircdomcnt dcst1·uctem· do sa pt•opre puissance, donné le joui· à la formation rlo l'organe 1·égulateur et ccutralisé de la consomn,alion dont s'agit. Ces foires, cos marchés, qui se c1ù'1·eni. natu1·ellement aux. points cl'inle1·soction clcs principales rnutes nationaks 0t intcmationalcs et foncl ionnèrent, <l 'abor,1 <l'n1tcf' ac;on i1·1·égul Ï<'l'C,plus tarel à clate flxe d 0nfin d'une façon pc'1·11m11<•11te, <'Il 01-tu11'aulorisations et de concessions ùes autot·iLés, furent les organes rt'•gulaleurs pai· excellence clr la consommation : nous les rencontrons à peu près partout, aussi bi('n dans l'Afri11nc acluelk <1ur,lnns le monel(' grec et 1·omain et au moyen üge; ils ont persisté jusqu'à nos joms sous l'iufluence des mêmes nécessités et des mêmes con<litions. En Belgique, par exemple, il existe encore des foü·es eL m,n·chés, hebdomadaires,

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