114 LA 11.!:VUE SOCIALISTE dans notre derniei· numéro, a tenu deux réunions à HainCeld,le 31 décembre et le 1°• janvier. Soixante-dix délégués, représentant près de quatre cents groupes. étaient p1·ésents; en outre, de nombreuses adresses de félicitations et d'adhésions lui sont parvenues. Bien que la presse en général ait reçu le mot d'ordre de s'occuper le moins possible du mouvement démocratique et socialiste, il est impossible de nier l'importance que ce dernier a pris en Autriche depuis quelques années. C'est un réveil de l'esprit des masses laborieuses qui commence à ü1spfrer des craintes sérieuses <lansle monde gouYernemental. Le gouvernement autl'ichien est puissamment armé, mais le courant est tel que les progrès du socialisme n'en sont nullement arrêtés. Ce cong1·rsouvre nnc notiYclloère rle l'agitation socialiste, en cc sc'11s(1llüles délégués sotialislcs, abandonnant peu à peu la marche sui rie jusqu'à ce jour, ont quitté le terrain &conorniquc et. sont cnlt'és résolument dans la YOÏ~ <lesrevendications politic1ues, suiYant aim,i l'exemple des socialistes belges. Voici les principaux points clola déclaration de principes adoptée pa1· GG voix contre 3 : Etablissement du suffrage universel égal et direct. Abrogation de toutes les lois d'exception. Séparatior,, de l'Eglise et de l'Etat. Etablissement d'une législation ouvriàe (liberté de la coalition; jo1u·née de travail de huit heures; interdiction <luti•ayail de nuit.; 1·e1Josdu samedi soi1· au lundi matin; intc1·diction d'crnployrr clos enfants au-de.·sous clc quatorze ans; inter,liction du irarnil ,los femmes clans les métiers nuisibles à leur sant&, etc.). Abolition des armées permanentes. SUISSE La Ligue internationale do la paix et de la liberté au Conuté oc vigilance pom· la Liberté et pour la Paix a Milan : Genève, décembre 1888. Concitoyens d'Europe, Yotre beau manifeste a été un avertissement pour les Césars, un signal pour les peuples. L'avertissement a été entendu, le sig:ial a été vu. L'Italie ne sera pas seule à répondre. ~lous vous envoyons nos félicitations et nos vœux. Oui, « la politique doit ôti-e une application de la mo~·alel >) Oui, la force doit être au sel'vice du droit. Ces vérités fondamentales et régulatl'ices, Kant, Cattaneo, Mazzini, Garibaldi, Victor Hugo, pour ne parler que des modernes, les ont proclamées. Baudin est mort pour elles.
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