La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LE :'IIOUVEi\lENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 09 En défendant, comme vous le faite~, les véritables iutérêts de l'Italie en protestant, au nom de sa dignité comme de son bien-être contre les entrainements périlleux de cè que vous appelez « une politique jalouse et menaçante '>, vous ne servez pas seulement, comme c'est votre premier devoir, la cause de votre patrie : vous servez aussi, comme c'est le devoir supérieur de tout homme, la cause de l'humanité. Vous travaillez pouL'cette civilisation générale dont la paix est dtsormais la condition première et à laquelle tous les peuples, abj11rant enfin leurs anciennes erreurs, devraient se faire gloire d,i coopére1· à l'envi, dans l'indépendance, dans le respect mutuel et dans la justice •. Comme vous, messieurs, en nous appliquant suivant nos forces à combattre autour de nous les entraînements irréfléchis, à écarter les causes d'irritation, à _.,apaise1· les difficultés et à mettre autant que possible, suivant vos propres paroles, « la politique d'accord avec la morale, » nous croyons rempli!· à la fois nos devoirs envers notre patrie et nos devoirs envers l'humanit.;, et nous montrer amsi réellement bons Français que •1ousavez la juste prétention d'être bons Italiens. « Nous ne sommes pas seuls, » dites-vous. Vous avez raison. Partout.d'une extrémité à l'autrn du monde civilisé, les santiments qui vous animent sont ceux d'uue partie considérable et chaque jour croissante de toutes les nations; et vous avez raison de dire que l'Europe entière soupire a.près l'allègement de ses charges et la sécurité de son lendemain. - Vous nous fournissez l'occasion de le dire avec vous, nous sommes heureux de la saisir, et en vous envoyant cette réponse, à ce que nous arnns crn clernir considérer comme s·adressant à tous les hommes de bonne volonté, nous vous prions, messieurs, de recevoir l'assurance de nos sentiments les plus distingués. Frédéric Passy, membre de l'Institut, député, président de la Société française des Amis de la Paix; Jules Simon, membre de l'Institut, sénateur; Adolphe Franck, membre de l'Institut, président d'honneur de la Société française des Amis de la Paix; Siegfried, député; Chai-les Lemonnier, président de la Ligue de la Paix et de la Liberté; Jules Gailla,·d, Anatole de La Forge, députés; Théophile Houss~l, Mazeau, de Pressensé, Edouard Charton, sénateurs ; V. Duruy. Levasseur, G. Picot, membres de l'Institut ; Reaussi1·e, membre de l'Institut, vice-président de la Société française des Amis de la Paix. Clamageran, Garrisson, Trarieux, Lenoël, sénateurs; Barodet, Achard, Delmas, Lesouëf, R. \Vaddingtou, G. Gaillard, Lafont. (Seine), H. Mathé (Reine) et F. Mathé (Allier), Lepoutre, Lefène-Pontalis, Prévet, Jules Steeg, Jamais, députés; Picbou, Beauquier, Lesage, Gadaut, Martin Nadaud, Led1evallier, Montaut, Camélinat, l\lellot, Turrel, Sabatier, Lyonnais, P. Humbert, Clémenceau, Gastellier, Lefebvre (Seine-et-Marne), Cantagrel. Ricard, Blatin, Cous,et. Prévcraud, Sentenac, députés ; Bovier- Lapierre, Tris tram, de Lanessrrn, Wickersheimer, députés; Mesureur, Leydet, Gustave Hivet, Colfavru, Remoivillc, Dufaillis, Maurice Faure, Blanc, Roret, V. Lagrange, Pradou, H. de Lacretelle, Desmans, Boulay, H. Maret, B. Raspail, Guillernaut, F. Rabier, Ducroz, Brelay, Joubert, Basti,l, députés; Bizarelli, Daniel, Lamazière, 13ourgarel, J. Lasbaysses, Ran son, Duval. DuthouGuyot, Dessaignes, Guillaumou, Bergier (Nièvre), Pressat, Chanson, W. Gagneur, V. Poupin, Aujame, docteur Dellestable, Labussière, Labrousse Svmi:rn Jouffrault, Rondeleux, Jacquier, députés; ' • ' Pons-Tande, l:tJrteur, Brugeilles. Uumil:ct Charetier, '.fhiessé, Basly, Ger-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==